Le compagnon d'une femme née en 1976 et trouvée morte dimanche à son domicile de Pont-Péan (Ille-et-Vilaine) a admis devant les enquêteurs être à l'origine du décès de son épouse, décédée "à la suite d'un étranglement", a-t-on appris lundi auprès du parquet de Rennes.

Cet homme, né en 1987, s'est présenté au commissariat de police de Rennes "pour signaler qu’il avait trouvé sa femme décédée à son domicile à Pont-Péan", avait indiqué dimanche le procureur de la République Philippe Astruc.

S’agissant de ces faits, "il a rapidement admis devant les enquêteurs être à l’origine du décès de son épouse à la suite d’un étranglement avec une rallonge électrique qui devait effectivement être retrouvée dans l’appartement du couple", a expliqué M. AStruc à l'AFP.

Selon le parquet, une autopsie réalisée lundi "a permis de déterminer un décès par strangulation mécanique, avec l'aide d'un lien. Aucune trace traumatique ancienne n'a été retrouvée sur le corps de la victime".

Le mis en cause, qui "n’explique pas véritablement son geste et évoque une dispute", sera déféré mardi au parquet de Rennes en vue de l’ouverture d’une "information criminelle pour homicide volontaire par conjoint", indique le procureur.

Le magistrat ajoute que "la peine encourue est la réclusion criminelle à perpétuité" et que des réquisitions d’incarcération seront prises.

Dimanche, l'homme avait été pris en charge par les gendarmes et conduit à son appartement dans cette commune au sud de Rennes où était effectivement découvert le corps sans vie de son épouse.

"Il était constaté sur le corps de la victime des lésions attestant d’un décès faisant suite à des violences", avait ajouté M. Astruc.

Le parquet a ouvert une enquête criminelle confiée à la Brigade de recherches (BR) de Rennes.

Le couple s'était rencontré en 2014 et s'était marié en 2017. Le mis en cause est maçon en CDI dans l'entreprise de son frère tandis que la femme était sans emploi, selon le procureur.

Mais une séparation, à l’initiative de l'épouse, s’était faite en novembre 2021. Le mari "avait pour sa part été hospitalisé en février 2022 à la suite d’une tentative de suicide qui avait nécessité un séjour d’un mois en milieu spécialisé".

"Il devait à ce moment-là faire l’objet d’une procédure pour des violences sans ITT sur un personnel médical", ajoute le procureur.

Et d'après le parquet, "une reprise de relations plus fréquentes au sein du couple parait s’être faite depuis le début de l’année 2023".