La mort des deux nouveaux-nés retrouvés dans un congélateur à Bédoin (Vaucluse) n'est "pas d'origine naturelle", a assuré lundi soir la procureure d'Avignon Florence Galtier.

Elle précise également que les deux bébés étaient bien "viables" après l'accouchement.

L'autopsie, réalisée à l'institut médico-légal de l'hôpital de Nîmes, a montré qu'il s'agissait de deux fillettes qui sont nées et ont respiré. Impossible cependant de savoir si elles ont vécu quelques heures ou quelques jours.

"Les deux enfants étaient viables (...), ce n'était pas des enfants morts-nés", a poursuivi la procureure d'Avignon, en se basant sur un compte-rendu oral de l'autopsie, le compte-rendu écrit étant attendu dans les prochains jours.

Elle a insisté sur le fait que les décès ne sont "pas d'origine naturelle": sur l'un des deux bébés, "un traumatisme crânien et intracrânien" a ainsi été constaté et serait à l'origine de la mort. Mais "on ne sait pas s'il s'agit de violences, d'une chute, d'un défaut de soin ou d'autre chose", a précisé Mme Galtier.

Pour l'heure, la filiation des enfants n'est pas connue et "rien n'indique qu'il s'agit de jumelles", a ajouté la magistrate.

Après la découverte des deux corps dans un congélateur jeudi, une femme de 41 ans, mère de trois enfants, avait été interpellée sur place, avant d'être mise en examen et écrouée vendredi.

Ses déclarations "demeurent évolutives" et "très floues", a précisé la procureure d'Avignon, en charge de l'affaire après le dessaisissement vendredi du parquet de Carpentras en raison de la qualification criminelle des faits.

C'est l'appel d'un homme, mercredi, auprès de la gendarmerie de Mormoiron, qui avait permis cette découverte macabre, dans le village rural de Bédoin, qui compte quelque 3.000 habitants dans le nord du Vaucluse et était jusqu'alors surtout connu pour être le point de départ d'une ascension mythique du Tour de France vers le Mont Ventoux.

Aucune indication n'a été donnée quant au lien entre ce témoin et la famille concernée.