Les pièces de 5, 10 et 20 centimes d'euro ne circulent pas assez, ce qui engendre une pénurie de ces pièces chez les commerçants et dans les banques, indiquent jeudi Febelfin, Comeos et Unizo dans un communiqué commun. Les trois organisations appellent à payer davantage par voie électronique ou à régler le montant exact.

La petite monnaie est de moins en moins utilisée, surtout depuis la pandémie de coronavirus. En raison de la crise en Ukraine et des sanctions contre la Russie, les matières premières font défaut, ce qui empêche les autorités de contribuer au réapprovisionnement de pièces.

Febelfin, Unizo et Comeos lancent donc un appel à payer autant que possible par voie numérique chez les commerçants et commerçantes, y compris pour les petits montants.

Les trois organisations demandent aux consommateurs qui paient en espèces de payer aussi avec des pièces de 5, 10 et 20 centimes. Ces pièces peuvent également être données à des œuvres de charité.

Les consommateurs et consommatrices qui possèdent de gros volumes de pièces de 5, 10 et 20 cents peuvent toujours se rendre à la banque pour les y déposer, rappelle le communiqué.

"Il y a beaucoup plus de pièces qui sortent, et ils ne savent pas faire de nouvelles pièces pour l'instant, car il y a un manque de matières premières. On risque de se retrouver sans pièces de 5, 10 et 20 cents", explique Wim Van Edom, responsable des affaires économiques chez Comeos. Une situation difficile pour certains commerçants. Certains proposent des prix ronds.

Pour remettre ces pièces en circulation, il existe différentes solutions. Le banques proposent un service d'échange de pièces par des billets, ou encore les machines qui transforment les pièces en bons de réduction dans certain supermarchés.