La centrale nucléaire de Cattenom souhaite remettre en service son réacteur N°1, concerné par un phénomène de corrosion et dont les réparations sont reportées à l'an prochain.

La course contre-la-montre se poursuit en France. Alors qu'une partie de son parc nucléaire est à l'arrêt, et sur fond de craintes pour l'approvisionnement en électricité cet hiver, la centrale de Cattenom prépare la relance d'un réacteur.

Dans un communiqué de presse publié ce mardi 25 octobre, EDF a confirme vouloir redémarrer son unité N°1, pourtant concernée par un problème de corrosion. Sur une quinzaine de tuyauteries contrôlées, une soudure présente "deux légères traces de corrosion sous contrainte".

Toutefois, selon l'électricien, les calculs réalisés par ses ingénieurs prouvent "l'intégrité des circuits". En conséquence, la direction de la centrale explique être en discussion avec l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pour "entamer les opérations de redémarrage prochainement". Les réparations seraient elles effectuées lors d'un arrêt en 2023.

Un processus qui déplaît à Greenpeace Luxembourg. L'association juge "irresponsable et scandaleux" la relance de l'unité n°1 avant de procéder aux réparations. C'est toutefois l'ASN qui décidera si l'unité peut être remise en service ou non.