La femme qui a été retrouvée démembrée à Mont-Saint-Martin est bien une Portugaise qui vivait au Grand-Duché, confirme ce mardi matin le procureur de Nancy. Les autorités judiciaires luxembourgeoises reprennent donc la main sur cette terrible affaire.

L'information avait été donnée lundi à nos confrères de Contacto par le Parquet luxembourgeois, qui enquête sur cette affaire.

"Il y a effectivement des indications selon lesquelles la victime était de nationalité portugaise et vivait au Grand-Duché", a confirmé le Parquet en réponse à une question de nos confrères, sans pouvoir en dire plus sur le sujet.

Des "indications" qui ont été confirmées ce mardi 4 octobre, rapportent plusieurs médias français. Le procureur de Nancy, François Pérain, confirme que la victime est bien une "ressortissante portugaise qui réside au Luxembourg". "Une comparaison d’ADN confirme formellement cette identification", déclare ainsi le procureur, cité par nos collègues de France Bleu. D'ailleurs, le parquet de Nancy est aujourd'hui dessaisi de cette affaire et ce sont les autorités judiciaires luxembourgeoises qui reprennent la main, ajoutent encore nos confrères.

Le corps démembré de la femme a été retrouvé le 19 septembre par un adolescent de 16 ans qui cherchait un endroit pour uriner derrière un bâtiment abandonné à proximité de la mairie de Mont-Saint-Martin, dans le département de Meurthe-et-Moselle. Le propriétaire d'un bar de la ville a appelé la police après avoir été alerté par le jeune.

Quelques jours plus tard, les autorités françaises avaient diffusé des images des tatouages trouvés sur le cadavre, qui pourraient permettre d'identifier la victime. L'un des tatouages portait le nom de "Kiko". Le procureur de Nancy avait alors émis lors d'un point presse plusieurs hypothèses, parmi lesquelles la piste d'une prostituée travaillant en Belgique ou au Luxembourg. Il pourrait aussi s'agir d'un féminicide.

François Pérain a également déclaré que la femme avait entre 20 et 35 ans et que l'absence de sang sur les lieux indique qu'elle avait "probablement été démembrée ailleurs" et emmenée ensuite à Mont-Saint-Martin.