La ville de Nancy rappelle l'interdiction aux conducteurs de laisser tourner leur moteur en stationnement ou à l’arrêt en dehors de la circulation.

Trop souvent, les moteurs de véhicules arrêtés en stationnement ou en dehors de la circulation sont laissés en marche pendant de longues minutes, rejetant inutilement des gaz et particules fines, alors que la qualité de l'air en ville est fortement impactée par le trafic automobile et routier.

Cela est d'autant plus vrai que la Ville de Nancy connaît régulièrement des épisodes d’alerte à la pollution de l’air, emportant des conséquences graves pour la santé des habitants, notamment durant ces périodes de fortes chaleurs. Couper son moteur à l’arrêt est une obligation à Londres, en Belgique, en Suisse,… mais également en France par un arrêté ministériel du 12 novembre 1963 qui est cependant tombé en désuétude.

C'est pourquoi Mathieu Klein, maire de Nancy, président du Grand Nancy, a pris cette semaine un arrêté municipal d'interdiction aux conducteurs de laisser tourner leur moteur en stationnement ou à l’arrêt en dehors de la circulation. En prenant cet arrêté rappelant un geste qui devrait relever du bon sens, la Ville de Nancy entend promouvoir une mesure de santé publique et de sobriété énergétique.

TRANSITION ÉCOLOGIQUE

Cette mesure s'inscrit dans une démarche globale en faveur de la transition écologique du territoire, à travers notamment le Plan Métropolitains des Mobilités qui prévoit d'engager 300 millions d'euros sur 5 ans pour développer les transports en commun, le vélo, la marche, tout en rééquilibrant la place de la voiture en ville. La Ville de Nancy est également partie prenante de l'élaboration d'un PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial) engagée par la Métropole du Grand Nancy, document réglementaire fixera pour une durée de six ans la feuille de route des actions de transition énergétique.

Cette interdiction de laisser tourner leur moteur en stationnement ou à l’arrêt en dehors de la circulation ne porte pas sur les véhicules de secours aux personnes, les véhicules des services publics en intervention et les camions frigorifiques transportant des denrées alimentaires, ni sur le préchauffage des moteurs en cas de températures négatives. Dans un contexte de fortes chaleurs, cette mesure se veut volontariste mais aussi pédagogique. Les infractions aux dispositions de cet arrêté seront constatées par procès-verbaux et sanctionnées par une contravention de quatrième classe (135 €).