Deux plaintes ont été déposées à Nancy par deux jeunes majeurs qui disent avoir été victimes de "piqûres" en boite de nuit, a annoncé lundi le procureur de la République, François Pérain.

"Le week-end des 14 et 15 mai 2022, nous avons été saisis de deux enquêtes distinctes" menées par le commissariat de Nancy et "portant sur des faits de "piqûres"", a indiqué dans un communiqué le magistrat.

"Les plaignants sont une jeune femme âgée de 22 ans et un jeune homme âgé de 18 ans", a précisé M. Pérain. Ils affirment "avoir été piqués dans un même établissement de nuit de Nancy", le Chat Noir, "l'un le 13 mai entre 00H30 et 01H00 et l'autre le 14 mai à 01H30", selon le procureur.

"Une trace de piqûre au bras a été constatée sur un plan médical pour l'une des deux victimes", a-t-il précisé, indiquant que "les résultats des analyses toxicologiques (n'étaient) pas encore connus". "La qualification juridique retenue provisoirement est violences volontaires avec usage d'une arme sans ITT", a ajouté M. Pérain.

Dans un communiqué distinct diffusé lundi, la préfecture de la Meurthe-et-Moselle et l'Agence régionale de santé (ARS) du Grand Est ont appelé à la "vigilance" après ces deux plaintes, assurant que "les forces de sécurité (...), de secours et de soins sont pleinement sensibilisées et mobilisées pour lutter contre ce phénomène".

"En cas de piqûre ou de suspicion de piqûre", la préfecture et l'ARS invitent à déposer plainte et à se rendre aux urgences les plus proches pour des prélèvements toxicologiques.

Une vague inexpliquée de piqures touche ces derniers mois des boîtes de nuit, des bars et des festivals à travers le pays, avec des plaintes déposées dans plusieurs villes, de Lille à Béziers et de Lorient à Grenoble, en passant par Lyon, Besançon ou encore Valence.