En 2022, les prix des logements belges pourrait se tasser. À quoi faut-il s'attendre?

L’année passée, l’immobilier belge a flambé et les chiffres clôturés fin décembre le confirment. Selon le baromètre des notaires, 2021 a été une année hors du commun, avec une hausse moyenne de 7,5%. Avec de fortes différences selon les localisations, mais aussi en fonction du type de bien, maison ou appartement.

Retenez que si l’on compare avec la situation avant le Covid, c’est l’appartement à 3 chambres qui a le plus augmenté (+15,2%). En revanche, depuis le début de l'épidémie, le prix moyen des maisons a augmenté plus vite que le prix moyen des appartements. Même si ce sont les maisons bruxelloises qui restent les plus chères.

POURQUOI UNE BAISSE EN 2022?

Que peut nous réserver le marché immobilier cette année ? A priori, un marché qui se stabilise et qui devrait même baisser.

Le baromètre des notaires a également révélé deux éléments intéressant : d’abord que les prix moyens d’un appartement en Wallonie et à Bruxelles ont baissé au 4ème trimestre par rapport au 3ème trimestre de l’année passée. Idem pour les prix des maisons. Les biens les moins chers sont, enfin, également à la baisse en fin d’année dernière.

Ces baisses seraient la démonstration, ou en tout cas un sérieux indicateur, que la hausse folle des deux dernières années ralentit et que les prix de l’immobilier en général pourraient baisser cette année.

Dernier facteur souligné par les notaires, la durée de vente d’un appartement s’allonge, signe que la demande ralentit.

Ne vous attendez cependant pas à une forte baisse, mais plutôt à des prix qui vont quelque peu se tasser.

Tout bénéfice pour les candidats acquéreurs ? Pas nécessairement. La Banque Nationale, sous la pression des autorités bancaires européennes, veut rendre le risque du crédit hypothécaire plus objectif et demande donc plus de fonds propres mais aussi de vérifier que la valeur du bien correspond au marché avant de financer le prêt hypothécaire. Donc, d’un côté les prix vont redevenir plus raisonnables, de l’autre les conditions de crédit vont légèrement se durcir. Sans compter une probable hausse légère des taux d’intérêt.

Bref, il sera toujours aussi difficile pour des jeunes peu ou pas aidés par leurs parents de devenir propriétaire, et c’est, je le rappelle souvent ici le matin, un enjeu social et politique important de permettre cet accès à la propriété à des jeunes qui travaillent. On en reparlera au cours de cette année, j’en suis sûr.