Le premier Luxembourgeois touché par le variant Omicron est un étudiant qui vit à Bruxelles. Il a été placé à l'isolement et "n'a pas voyagé au Luxembourg au cours de la semaine précédant l'infection", assure le LNS. Mais aucun cas n'a encore été détecté sur le sol luxembourgeois.

Bien que les nouvelles soient rassurantes sur l'efficacité des vaccins anti-Covid contre Omicron, la propagation du variant du Covid-19 continue d'inquiéter. Avec 360 cas avérés en Afrique du Sud et 304 au Royaume-Uni, ces deux pays  concentrent plus de 67% des cas par le variant Omicron dans le monde (987 cas ce 8 décembre). L'initiative GISAID qui partage rapidement les données mondiales liées au coronavirus a déjà répertorié 17 cas en Belgique, 11 en France, 15 en Allemagne, mais aussi... un cas "au" Luxembourg.

Ce qui est faux! "car ce cas ne concerne pas le Luxembourg de manière épidémiologique", assure la responsable de la communication au Laboratoire national de Santé à Dudelange (LNS).

Pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté, le LNS vient de préciser qu' "il n'y a aucune preuve de cas d'Omicron circulant au Luxembourg, au 8 décembre 2021 (10h)". Ce que le Dr Sibel Berger, chercheur en virologie au sein du laboratoire avait avancé au micro de RTL vendredi, reste donc vrai à ce jour:

La Direction de la Santé, l'Inspection sanitaire et le LNS ont tout mis en œuvre pour que l'information erronée du cas Omicron attribué au Luxembourg soit bien attribué à la Belgique, où il a été détecté le 3 décembre.

"La confusion concernant le cas rapporté a été résolue" avec l'agence européenne ECDC et "les corrections ont été réalisées au niveau des données GISAID", explique le LNS. Elles n'étaient pourtant toujours pas apportées à 16h30.

RTL

© Screenshot plateforme Gisaid

Reste qu'un Luxembourgeois a bien été contaminé par le variant Omicron. Il s'agit d'un étudiant qui vit dans la capitale belge qui a "eu des contacts avec des cas positifs dans son environnement professionnel" et qui est depuis "isolé à Bruxelles", assure le LNS.

Le laboratoire national tient toutefois a bien préciser que "le patient actuellement isolé en Belgique n'avait pas voyagé au Luxembourg au cours de les semaines avant son infection".

LA TRAQUE D'OMICRON S'AFFINE AU LNS

Le Luxembourg fait beaucoup d'efforts pour traquer tous les variants qui circulent sur son territoire où le variant Delta est toujours dominant.

Depuis son apparition début novembre en Afrique du Sud, le variant Omicron est dans le collimateur du LNS. C'est "un mutant particulier parce qu'il présente beaucoup plus de mutations au niveau du gène qui code la protéine Spike (la clé qui permet au SARS-CoV‑2 de pénétrer dans nos cellules, ndlr). Il porte au moins une vingtaine de mutations supplémentaires par rapport aux autres variants", explique le Dr Sibel Berger.

En poussant sur le champignon, le LNS peut séquencer jusqu'à 1.200 échantillons par semaine pour repérer Omicron dans les tests PCR positifs livrés par les hôpitaux de tout le pays, les maisons de retraite, les écoles et les laboratoires privés. Le LNS a affiné sa méthode de recherche la semaine passée.

"On a mis en place une PCR qui cible le variant. On appelle ça une PCR de criblage. C'est-à-dire qu'en moins de 24 heures on va essayer de repérer certaines caractéristiques du variant Omicron par rapport au variant Delta. Ce qui nous donne une suspicion du variant Omicron", explique le Dr Sibel Berger.

Mais une suspicion n'est pas une preuve. La PCR criblage permet de faire le tri, mais "pour confirmer qu'il s'agit bien du variant Omircon, il faut le séquencer", souligne le chercheur en virologie. Les cas positifs liés à un voyage en Afrique du Sud et signalés par la direction de la Santé sont scrutés d'encore plus près.

"C'est trop tôt" pour dire quand mais le variant Omicron va devenir prédominant au Luxembourg, explique le Dr Trung Nguyen Nguyen, responsable du Service virologie-sérologie au LNS: