Annoncée la semaine passée par le gouvernement français, l'indemnité inflation va utiliser un mécanisme qui exclurait les frontaliers. Un député est monté au créneau.

Cent euros. C'est le montant de l'indemnité inflation promise par le gouvernement français à 38 millions de personnes percevant un revenu inférieur à 2.000€ par mois. Oui mais voilà, son mode de versement est excluant pour les frontaliers et pourrait générer une "injustice".

Comme l'a souligné le député mosellan Christophe Arend, cette aide sera versée "par les entreprises sur le salaire du mois de décembre". Les frontaliers étant employés à l'étranger, ils pourraient donc ne pas en profiter. "Or, pour la plupart d'entre eux, ils parcourent souvent de longs trajets et l'augmentation du coût des carburants impacte considérablement leur budget" souligne le député dans un courrier adressé au Premier ministre Jean Castex.

Christophe Arend demande notamment au Premier ministre d'"identifier scrupuleusement les circuits par lesquels ces travailleurs pourront percevoir l'indemnité inflation dans les meilleurs délais". Nul doute que la réponse du gouvernement français sera très attendue.