L'aéroport allemand de Francfort-Hahn (ouest) a déposé le bilan, a annoncé mardi la justice allemande.

Le groupe chinois HNA, qui détient 82,5% de ce complexe situé à une centaine de kilomètres de Francfort, a demandé "l'ouverture d'une procédure de cessation de paiement", a fait savoir le tribunal de Bad Kreuznach (ouest).

La justice a désigné le cabinet d'avocat spécialisé Brinkmann and Partners pour administrer provisoirement l'entreprise dans le cadre de cette procédure.

L'aéroport a ouvert en 1993 sur une ancienne base américaine et a été racheté en 2017 par HNA à la région de Rhénanie-Palatinat, qui a gardé 17,5% des parts.

Spécialisé dans les vols de compagnies low cost, il se présente comme le "premier aéroport à bas coûts d'Allemagne" sur son site internet.

Il s'agit d'un important aéroport pour le transport de fret, avec 170.000 tonnes de marchandises par an.

Il a attiré, en 2019, près de 1,5 million de passagers, très loin derrière son quasi homonyme, l'aéroport de Francfort, première plateforme aéroportuaire du pays avec 70 millions de passagers.

Mais la pandémie de Covid-19 a considérablement affaibli son activité, qui a connu une baisse d'environ 70% du nombre de passagers en 2020.

La crise sanitaire a mis à l'arrêt le trafic aérien mondial, qui ne devrait retrouver son niveau d'avant-crise qu'à partir de 2023, selon l'Iata, l'association international du transport aérien.

Les compagnies "low cost" ont particulièrement souffert de la crise.

Ryanair, principale compagnie en activité sur l'aéroport de Franfkurt-Hahn, a connu en 2020-2021 le pire exercice de son histoire, avec une perte de l'ordre du milliard d'euros.

Au début de la crise sanitaire, la compagnie a par ailleurs pris la décision de supprimer quelque 3.000 emplois, soit 15% de ses effectifs.

Près de 2.000 personnes travaillent directement dans l'aéroport de Francfort-Hahn.