La Députée européenne Nathalie Colin-Oesterlé et le maire de Metz, François Grosdidier, ont interpellé le Ministre de l'Économie, Bruno Le Maire dans une lettre ouverte. Morceaux choisis.

Cette année, avec la mise en place de la nouvelle convention fiscale entre la France et le Luxembourg, de nombreux frontaliers vont payer plus d'impôts. Des hausses parfois conséquentes, comme nous vous l'expliquions dans cet article.
L'affaire fait grand bruit sur les réseaux sociaux dans les groupes de frontaliers et a même fait réagir les élus locaux. Ainsi, la Députée européenne Nathalie Colin-Oesterlé et le maire de Metz, François Grosdidier se sont fendus d'un courrier au Ministre l'Économie, Bruno Le Maire.

Et la première phrase donne le ton de la lettre: "Le 4 septembre 2020, vous déclariez sur BFM TV : Tant que je serai ministre de l'Économie, des Finances, et de la Relance, il n'y aura pas d'augmentation d'impôts en France." Avant de rappeler que cette promesse n'avait pas été tenue pour les frontaliers travaillant au Luxembourg et dont le conjoint travaille en France.

"Pourtant, depuis plusieurs semaines, de nombreux frontaliers constatent avec stupéfaction une hausse du montant de leur impôt sur les revenus 2020 dès lors qu’un revenu est perçu en France, en surplus du revenu d’activité luxembourgeois" poursuivent les élus locaux.

Ils regrettent aussi le manque de transparence de cette nouvelle convention fiscale. "Il eût été pertinent d’informer en amont les quelques 110 000 résidents français qui travaillent au Luxembourg" ajoutant: "les travailleurs frontaliers subissent depuis de nombreuses années les affres de trajets quotidiens difficiles entre la France et le Luxembourg."

Nathalie Colin-Oesterlé et François Grosdidier reconnaissent que la convention est conforme aux règles de l'OCDE, mais voudraient connaitre l'impact financier de ces nouvelles dispositions.

"Il nous semble en effet indispensable de réserver le montant de ces ressources supplémentaires à la réalisation des projets et notamment d’infrastructures facilitant la vie des frontaliers."