Alexander De Croo et ses collègues du gouvernement ont plusieurs gros dossiers à traiter en cette rentrée.

La gestion de la pandémie et des inondations prend encore pas mal de place dans l'agenda mais à cela s'ajoutent d'épineux dossiers socio-économiques.

Nouvelles taxes en vue?

Avec les dépenses covid, les aides de crise, les inondations, notre dette publique se creuse. Elle est désormais à 120% du PIB, soit largement au-dessus de ce que notre pays est capable de produire comme richesses sur un an. Désormais, la Belgique est suspendue aux lèvres de l'Europe. Si la Commission européenne réclame à nouveau aux Etats-membres d'assainir les finances, il faudra taper dans les dépenses ou imaginer de nouvelles taxes. Une éventuelle réforme fiscale doit aussi forcer les 7 partis du gouvernement à faire des choix difficiles.

Une majorité au spectre large

Parmi les autres dossiers du gouvernement De Croo, à court terme, on cite aussi le nucléaire. Fin définitive ou prolongement de l'exploitation de deux réacteurs? La décision attendue en novembre. Par ailleurs, les échanges entre partenaires de la majorité ont été très vifs tout le week-end à propos de la réforme des pensions ou encore de la question des chômeurs qui refuseraient un métier en pénurie. Des étincelles, il risque bien d'y en avoir encore sur ce point-là.

En réalité, il y a plusieurs péchés originels dans ce gouvernement: on n'a jamais eu autant de partis. Ils viennent vraiment de tout le spectre politique, de la gauche, de la droite, du centre et des écolos. Et l'accord de gouvernement est flou sur plusieurs dossiers ce qui multiplie les sujets de dispute et les différences d'approche, en plus des crises exceptionnelles qu'on vient de vivre.