Le métier de chauffeur poids lourd n'attire pas suffisamment de candidats pour subvenir aux besoins du secteur.

Aujourd'hui, 38% des entreprises du milieu sont à la recherche de chauffeurs, d'après des chiffres de Febetra, la Fédération royale belge des transporteurs et des prestataires de services logistiques.

D'après un représentant du secteur que nous avons interrogé, les conditions de travail repousse les travailleurs. "Ce sont des chauffeurs qui me disent: 'Écoute Alain, je suis sur le parking d'une entreprise, je ne sais pas à quelle heure on va me décharger, mais je n'ai pas accès aux toilettes par exemple'", nous confie Alain Durant, président du SECOP, syndicat Employés, chauffeurs, ouvriers et patrons.

L'interview d'Alain Durant s'est déroulée sur l'aire d'autoroute de Peutie. "Ici vous n'avez pas de sanitaire. Donc les chauffeurs viennent de faire une journée de 14 ou 15 heures et ils n'ont pas de douche", explique-t-il.

La Febetra pointe également un manque de reconnaissance. "(Le chauffeur) a l'impression parfois que le grand public, les lieux de chargement et de déchargement, le considère comme un mal nécessaire alors que son rôle est essentiel", réagit Isabelle Demaeght, porte-parole de la fédération.

5.000 postes à pourvoir

Le secteur du transport routier belge cherche actuellement 5.000 chauffeurs. La situation risque d'empirer dans les années à venir. "La pyramide des âges dans notre secteur est assez élevée. Ce qui signifie que quatre chauffeurs sur dix vont, endéans les dix ans, aller à la pension. Donc ça accroît la pénurie", indique la porte-parole de la Febetra.

Le 9 décembre prochain, la fédération organise "La journée du routier". Un moment qui visera à faire apprécier le métier de chauffeur.