Départ en vacances, vaccin obligatoire, déconfinement... Voici les résultats, parfois surprenant, d'un sondage réalisé auprès de la population belge.

Plusieurs questions d'actualité ont été posées à un échantillon représentatif de la population belge entre le 25 mai et le 1er juin dernier pour le grand sondage Le Grand Baromètre réalisé pat Ipsos pour RTL INFO et Le Soir.

Bruxelles mis à part, il y a plus de gens qui déclarent qu'ils ne partiront pas en vacances cet été (47%), que de gens qui annoncent qu'ils partiront (34%). Environ 1 Belge sur 5 ne sait pas encore ce qu’il fera.

Le plus souvent, ceux qui ne partiront pas le justifient pour des raisons financières : 3 francophones sur 10 estiment ne plus avoir les moyens de partir. Parmi les autres réticences, le Flamand pointent davantage le risque d’attraper la maladie, ou le risque d’une 4ème vague. Alors que le Wallon avance le risque de restrictions en vigueur sur son lieu de vacances.

Parmi ceux qui souhaitent partir en vacances, les 2/3 choisissent l’étranger, plutôt que les destinations belges. Mais avec des précautions quand même : une majorité de Belges déclarent qu’ils vont privilégier les vacances en petits groupes, dans des lieux moins fréquentés.

Vaccin obligatoire

Autre enseignement du Grand Baromètre, il s'avère que les Belges sont de plus en plus enclins à un vaccin obligatoire, en particulier dans le nord du pays (57%). Côté francophone, lors de notre précédent sondage en mars, seul un tiers des habitants du sud étaient pour la vaccination Covid obligatoire. Désormais, on s'approche de la moitié des sondés (49% à Bruxelles, 44% en Wallonie).

Par ailleurs, deux Belges sur 3 sont favorables au certificat Covid européen.

La Belgique se déconfine-t-elle trop vite ?

Néerlandophones et francophones ne partagent pas le même avis sur la question. Les Flamands hésitent entre "rythme trop rapide" et "bon rythme". Dans le même temps, un francophone sur 2 juge le rythme bon et 1 francophone sur 4 que le déconfinement est trop lent. La majorité des Belges estiment que la position de Franck Vandebroucke, dans ce rythme de déconfinement, est justifié. Seulement 1 francophone sur le 5 le juge trop dur.