Les forces de l'ordre, après avoir observé le rassemblement et fait plusieurs tentatives de prévention auprès des fêtards, a procédé à sa dispersion vers 1h30, a expliqué à Belga le commissaire et porte-parole de la zone Bruxelles-Capitale.

"Jusque 1h30 les moyens utilisés étaient le maintien de l'ordre, avant de passer à l'engagement et la dispersion" dans plusieurs directions des quelque 500 personnes qui étaient encore sur place. Plusieurs véhicules ainsi qu'une autopompe ont été mobilisés. Les opérations policières étaient encore en cours vers 2h30. La police de Bruxelles-Ixelles donnera dimanche matin un bilan plus précis des éventuelles interventions qui pourraient encore avoir lieu dans la nuit.

"On savait très bien qu’avec la réouverture des terrasses, il y aurait ensuite la fermeture à 22h et la suppression du couvre-feu à gérer. Il y a aussi eu les épisodes des Boum 1 et 2 qui font en sorte que les jeunes se sont donné rendez-vous à Flagey. Il faut gérer l’ensemble des risques", a déclaré le bourgmestre d'Ixelles à notre micro avant l'intervention de la police. "On a dialogué pour que les jeunes se dispersent. Une partie l’a fait, mais une autre a décidé de continuer à faire la fête. Quoiqu’on fasse, des gens veulent visiblement être dehors. La présence policière n’est visiblement pas dissuasive."

CÉLÉBRER LA FIN DU COUVRE-FEU

Ce samedi, les terrasses des bars et restaurants ont rouvert. Une autre nouveauté est également entrée en vigueur: il n'y a plus de couvre-feu. En région bruxelloise, un événement a été lancé sur Facebook pour célébrer ces assouplissements sur la place Flagey, à Ixelles. L'événement a été créé par une page qui se fait appeler "Le CRI" et partagée par le collectif L'Abîme, organisateur du rassemblement "La Boum 2" le 1er mai dernier au Bois de la Cambre.

Ce samedi soir, nos journalistes présents sur la place Flagey ont pu constater la présence de centaines de personnes. Et pas seulement sur les terrasses des bars et restaurants. La place elle-même s'est transformée en une sorte de terrasse géante, avec une multitude de petits groupes de personnes venues boire un verre et discuter, assises à même le sol.

"Il y a énormément de monde. La place Flagey est bien remplie, pour ne pas dire noire de monde. Et le monde ne cesse d'affluer, il y a plusieurs centaines de personnes qui sont ici, qui viennent profiter d'une fin de journée qui se termine mieux que ce qu'elle n'avait commencé. Il ne pleut pas et il ne fait pas si froid que ça, et donc les gens affluent", a indiqué notre journaliste Mathieu Col, envoyé sur la place Flagey, vers 19h15.

Difficile de dire si les nombreuses personnes présentes place Flagey ont répondu à l'appel lancé sur Facebook ou si elles sont tout simplement venues profiter d'un moment de convivialité. De son côté, la police a déployé quelques équipes sur place.

Interrogé par nos soins dans l'après-midi de samedi, le bourgmestre d'Ixelles avait indiqué vouloir faire confiance à toutes les personnes qui ont décidé de sortir et revivre. "L'objectif de la police n'est pas d'intervenir. Le premier objectif d'un bourgmestre, de qui que ce soit, c'est que les choses se passent le mieux possible. Donc moi, le pari que je veux faire, c'est que s'il faut dialoguer, on continuera à dialoguer. Mais à un moment donné, utilisons la maturité qu'on réclame, pour se dire qu'à 22h, on aura bien profité des terrasses, on aura été dehors. Demain, on peut aussi profiter de ces terrasses-là, et à 22h on peut se calmer et poursuivre autrement dans le respect des règles", a expliqué Christos Doulkeridis.