Les mesures de l'ARS confirment la tendance attendue: les variants du coronavirus, et notamment la souche britannique, gagnent du terrain. Zoom sur la situation dans le Grand Est.

À peine 1% début janvier, probablement 15% quatre semaines plus tard. Annoncés comme future souche majoritaire du virus en France, le variant anglais du Covid-19 se propage.

Dans le Grand Est, sa présence était estimée à 1,1% des cas après des tests menés les 7 et 8 janvier. Lors d'une deuxième enquête réalisée le 27 janvier "sur un échantillon de prélèvements positifs de cinq laboratoires de biologie médicale de la région Grand Est", l'ARS a constaté une hausse. Le variant britannique est soupçonné de représenter 14,8% des cas positifs.

"Ces suspicions sont désormais en cours de génotypage pour confirmation" écrit l'ARS Grand Est. La région est désormais la 3e la plus concernée de France par la présence de ce variant, derrière l'Occitanie (20,2%) et l'Île-de-France (19,5%).

Plus globalement, 23,7% des nouvelles infections scrutées lors de cette enquête correspondaient à un des trois variants britannique, sud-africain ou brésilien.

Selon l'ARS, après des tests réalisés sur des foyers d'infection le 5 février, et même si les données ne représentent qu'une "photographie" de ce jour-là, la tendance indique "une intensification de leur circulation (les variants, ndlr) dans la région Grand Est notamment dans des territoires où une augmentation de l’incidence du nombre des nouvelles infections est observée depuis quelques jours comme la Moselle (et en particulier Metz Métropole), l’Eurométropole de Strasbourg et l’Aube".