Ils "ont été déférés devant un magistrat instructeur et mis en examen du chef d'homicide involontaire".

Deux hommes de 25 et 30 ans soupçonnés d'avoir vendu à un jeune Alsacien le mortier d'artifice qui lui avait arraché la tête le soir du Nouvel An ont été mis en examen, a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Strasbourg.

Les deux hommes "ont été déférés devant un magistrat instructeur et mis en examen du chef d'homicide involontaire", selon une porte-parole du parquet de Strasbourg.

Ils ont été également mis en examen pour "blessures volontaires" et placés sous contrôle judiciaire, selon le parquet.

Les deux suspects avaient été interpellés mercredi près de Boofzheim (Bas-Rhin), la commune où a eu lieu le drame, puis déférés jeudi.

Ils sont soupçonnés d'avoir vendu à la victime, un jeune de 25 ans, le mortier qui lui a emporté la tête lors de la soirée du Nouvel An.

"Une cinquantaine de mortiers" avaient par ailleurs été saisis au domicile de l'un d'eux, avait indiqué jeudi le parquet de Strasbourg.

Le soir de la Saint-Sylvestre, la victime et l'un de ses amis étaient dans une rue de Boofzheim en train de manipuler le mortier quand l'accident s'est produit.

Le jeune de 25 ans avait eu "la tête arrachée" tandis que son ami, âgé de 24 ans, avait eu le "visage abîmé" et avait dû être hospitalisé, selon la préfecture du Bas-Rhin.

Interrogé par l'AFP, Eric Klethi, le maire de Boofzheim, avait évoqué un probable "retard d'allumage" du mortier: "il voulait contrôler le dispositif et la fusée est partie à ce moment-là".

En Alsace, tout comme dans l'Allemagne voisine, pétards et feux d'artifice résonnent traditionnellement avec force le soir de la Saint-Sylvestre, entraînant régulièrement des blessures graves, voire des décès.

Mais cette année, les préfectures du Bas-Rhin et du Haut-Rhin avaient interdit la vente et l'achat de feux d'artifice pendant tout le mois de décembre, face aux risques sanitaires et à la menace terroriste.