C'est le deuxième incident de la sorte en quelques jours sur une ligne de la Compagnie des transports strasbourgeois.

Quelques jours après des tirs sur un bus et l'agression d'un chauffeur de la Compagnie des transports de la capitale alsacienne, un bus et un tramway ont à nouveau été visés par des tirs de projectiles samedi. La circulation a dû être interrompue à la mi-journée sur la ligne du bus 40 alors que les trams ne circulaient plus non plus entre les arrêts Elmerforst et Elsau, dans les deux sens.

Des projectiles avaient déjà été tirés jeudi soir contre un tramway à Strasbourg, sans faire de blessé, au lendemain d'une précédente agression contre un chauffeur de bus, a indiqué le syndicat CGT de la compagnie de transports strasbourgeoise CTS. Sur sa page Facebook, la CGT montre des photos de deux vitres de ce tramway entièrement fissurées "suite à des tirs de projectiles sur une rame". Ces projectiles ne sont pas identifiés.

La Préfecture du Bas-Rhin avait déclaré suite aux violences de jeudi "la prise de mesures immédiates par l’ensemble des partenaires" car "depuis le début du mois, des agressions violentes, verbales et physiques, se sont produites dans les transports à Strasbourg : contrôleurs et conducteurs agressés, bus ayant essuyé des tirs de pistolet à billes…"

La préfète Josiane Chevalier avait qualifié ces incidents d'"actes inacceptables" lors d'une audioconférence vendredi avec la CTS, la direction départementale de la sécurité publique, l'Eurométropole de Strasbourg ainsi que la police municipale de la ville pour faire un point sur la situation. Des mesures de sécurité supplémentaires devaient être prises en coordination avec les différents acteurs sur le terrain.

Un nouveau communiqué de presse de la préfecture a été publié ce week-end annonçant "une augmentation des patrouilles conjointes DDSP, CTS et police municipale".

Le communiqué précise que "la CTS a activé une cellule hebdomadaire de crise et a pris la décision de renforcer la présence de ses agents d’intervention en soirée. La police municipale s’est mobilisée pour être présente au plus près du terrain. Les patrouilles de la Direction départementale de la sécurité publique se sont multipliées dans les secteurs les plus sensibles afin de prévenir ces violences. Les enquêtes en cours ont déjà permis l’interpellation de 10 individus depuis le début du mois de novembre. Les acteurs sont tous pleinement mobilisés pour prévenir et réprimer ces actes de violences."

Samedi en fin de journée, les syndicats des conducteurs et agents des transports en commun de la CTS n'avaient pas encore communiqué leur intention d'user de leur droit de retrait.