Un trafic international de voitures volées, en lien avec la criminalité organisée en Italie, a été démantelé à Metz et sept personnes mises en examen, a annoncé vendredi la gendarmerie nationale.

Au cours d'une opération lancée mardi par la section de recherches de Metz, la sûreté départementale de la DDSP 57 et le GIR (groupe interministériel de recherches) de Metz, cinq voitures ont été saisies, ainsi que plus de 54.000 euros en espèces, 100.000 euros d'avoirs criminels sur des comptes bancaires, du matériel prouvant la contrefaçon des véhicules et des armes à feu, a détaillé la gendarmerie dans un communiqué.

Sept personnes ont été mises en examen à l'issue de leur garde à vue, dont quatre incarcérées. "Le réseau de trafiquants s'articulait autour d'une famille installée à Metz et d'un Français d'origine italienne installé à Dieuze" (Moselle), qui "faisait de fréquents séjours en Italie afin de passer des commandes de véhicules auprès de la criminalité organisée locale", a expliqué la gendarmerie nationale.

Les véhicules étaient des voitures de moyenne gamme Renault, Nissan ou Fiat ou de gamme supérieure (Mini). Volés, ils "étaient maquillés de façon élaborée par la criminalité organisée napolitaine: le numéro de série refrappé, l'électronique modifiée" et associés à des cartes grises correspondant à des véhicules circulant légalement en Italie.

Arrivant par camion à Metz, les voitures volées -- au moins 32 depuis la mi-2019 -- "étaient pour la plupart revendues à un prix bien en-dessous du marché à des garagistes complices sur le secteur de Metz, Creutzwald, Thionville et Épinal". Ces derniers les revendaient à leur tour après les avoir immatriculés en France.