Un projet de panneaux photovoltaïques pourrait voir le jour en Moselle-Est, avec des centaines de postes potentiellement créés.

Une concertation publique sera lancée en décembre pour la construction d'une usine de panneaux photovoltaïques à Hambach (Moselle) avec, à la clef la création d'ici 2025 de 1.800 emplois, a-t-on appris lundi sur le site internet de la Commission nationale du débat publique (CNDP).

Cette consultation pour la construction d'une unité du groupe norvégien REC Group est prévue du 14 décembre au 8 février 2021, selon la décision de la CNDP publiée par le Journal Officiel du 8 novembre, selon le Républicain Lorrain qui a révélé l'information.

Le projet de la filiale REC Solar France, créée pour le projet d'Hambach, prévoit la construction d’une unité de production d'une surface de 147.000 mètres carrés, sur un terrain de 321.000 mètres carrés.

Ce futur site accueillera l’ensemble des activités liées à cette production de panneaux photovoltaïques: la production des cellules, l'assemblage des modules et le contrôle qualité. Les panneaux seront fabriqués selon la technologie de l'hétérojonction, présentée comme ayant un meilleur rendement et un meilleur bilan carbone que le procédé standard.

En terme d'effectifs, le groupe norvégien prévoit de faire travailler sur le site quelque 1.800 personnes, dont 214 cadres.

Le groupe vise une production annuelle d'environ 9 millions de panneaux photovoltaïques à horizon 2025, pour une puissance de 4 gigawatts crète (GWc) permettant de produire "environ 6 TWh d’électricité par an", soit "l’équivalent d’un réacteur nucléaire de 900 MW", précise le groupe.

La construction doit se dérouler en deux phases : la première doit permettre la production de 2GWc/an en 2022, tandis que la deuxième, permettant d'attendre la production maximale, doit s'achever en 2025.

Fondé en 1996 à Oslo, Rec Group emploie environ 2.000 personnes dans le monde, et dispose d'une capacité de production de 1,5GWc de panneaux solaires par an.

Cet investissement intervient quelques jours après l'approbation par le CSE de la vente à Hambach du site Smart appartenant à Daimler au Britannique Ineos, transaction qui fait peser quelques incertitudes à long terme sur les 1.600 emplois de ce site voisin de Moselle.