Deux suspects ont été mis en examen après avoir grièvement blessé un homme à l'arme blanche à Pont-à-Mousson.

Une adolescente de 16 ans et un homme de 26 ans ont été mis en examen pour "tentative d'assassinat" après avoir agressé lundi soir un homme qui était parvenu à s'enfuir et à se réfugier, dénudé et gravement blessé, dans un fast-food à Pont-à-Mousson, a-t-on appris vendredi auprès du parquet.

L'agression à l'arme blanche avait eu lieu au domicile de la victime. Celle-ci, encore consciente, avait réussi à murmurer aux secours "speed dating. Rendez-vous C." avant d'être transporté à l'hôpital dans un état grave. Son pronostic vital n'est plus engagé.

UN "PROJET CRIMINEL" DE LONGUE DATE

Les investigations du SRPJ de Nancy ont permis de remonter vers les deux suspects qui, interpellés mercredi soir, ont avoué les faits, a précisé à l'AFP le procureur de Nancy, François Pérain.

Les deux mis en cause "ont affirmé avoir formé ce projet criminel depuis plusieurs semaines à la suite d'un viol en réunion" que l'adolescente a déclaré avoir subi "il y a un mois" et "auquel la victime aurait participé", a précisé le procureur.

Le couple avait mis au point un véritable guet-apens. Tandis que la jeune fille se rendait chez la victime, son ami était resté dissimulé à l'extérieur. Elle avait laissé la porte de la véranda ouverte. Il a reconnu être arrivé par derrière et avoir porté des coups de machette à la victime, mais celle-ci, bien que gravement blessée, a réussi à s'enfuir.

Au cours de son audition, l'adolescente a expliqué qu'elle souhaitait en fait se venger de la victime non parce qu'il aurait participé au viol dont elle aurait été la victime, mais parce qu'il l'avait décrite comme une fille "facile" et qu'il avait donné son numéro de téléphone à d'autres hommes qui l'ont contactée.

Les perquisitions ont permis de retrouver la machette et les vêtements portés par les mis en cause.

Entendue vendredi au CHU de Nancy, la victime, âgée de 19 ans, a elle confirmé avoir reçu plusieurs coups de machette et a nié toute participation à un viol, dont elle ignorait l'existence, selon la même source.

Une procédure distincte a été ouverte pour déterminer si ce viol, pour lequel aucune plainte n'a été déposée, est bien réel.

Un mandat de dépôt a été requis contre les mis en cause qui étaient inconnus des services judiciaires. En fin d'après-midi, ils étaient en attente des décisions du juge des libertés et de la détention.