Un homme a été mis en examen et incarcéré mercredi soir pour le meurtre de sa compagne en Moselle.

Un homme a été mis en examen et incarcéré mercredi soir pour le meurtre de sa compagne, dont il était séparé depuis peu et dont le corps a été découvert en Allemagne, près de la frontière, a-t-on appris auprès du parquet de Metz.

"L'individu a été mis en examen pour meurtre sur conjoint en récidive et placé en détention provisoire", a indiqué à l'AFP le parquet de Metz.

"Il reste sur ses premières déclarations" et conteste avoir tué sa compagne, âgée de 43 ans, dont le corps a été découvert samedi dans une zone boisée par des promeneurs à Überherrn, dans le Land frontalier de la Sarre, a ajouté le parquet.

L'homme de 55 ans avait été interpellé lundi dans un camping à Hyères (Var). Placé en garde à vue au service de police judiciaire de Toulon, il a été transféré mercredi à Metz.

La victime, dont il était récemment séparé et qui résidait à Freyming-Merlebach (Moselle), présentait des marques de violence sur le corps.

L'autopsie a été réalisée en Allemagne, mais les causes du décès n'ont pas été communiquées, a précisé le parquet de Metz.

Le quinquagénaire avait été condamné en 1997 à dix ans de réclusion criminelle pour le meurtre d'un homme, peine qu'il a entièrement purgée.

La victime n'avait déposé ni main courante ni plainte pour violence, a indiqué le parquet de Sarreguemines, initialement en charge de l'affaire, mais qui s'est dessaisi au profit de celui de Metz, compétent en matière criminelle pour la Moselle.

L'enquête, menée par l'antenne de la police judiciaire de Metz et le commissariat de Freyming-Merlebach, doit déterminer si la femme a été tuée en Moselle et déplacée en Allemagne ou si les faits ont été commis en Sarre.

La disparition de la femme, mère de deux grands enfants, avait été signalée par son entourage en fin de semaine dernière.

Cette affaire porte à au moins 48 le nombre de féminicides présumés depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP. En 2019, 146 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon, soit 25 de plus que l’année précédente, selon les derniers chiffres officiels.