Alors que la France limite désormais les importations de tabac acheté à l'étranger, le Luxembourg ne demandera pas aux vendeurs de limiter leurs clients.

Fin juillet, la France décidait de limiter les importations de tabac depuis l'étranger. Contre 800 cigarettes auparavant, les acheteurs ne peuvent plus revenir qu'avec 200 cigarette par personne désormais.

Ce changement de loi, qui va plus loin que les seuils fixés par l'Europe, a été mal accueilli par les consommateurs frontaliers. Eux qui avaient l'habitude de faire des stocks en allant acheter au Luxembourg, en Allemagne ou en Belgique risquent désormais une amende s'ils dépassent les nouveaux seuils.

Interrogé sur cette évolution imposée par la France, le ministre des Finances luxembourgeois Pierre Gramegna a indiqué que les points de vente du Grand-Duché pourront continuer à vendre les quantités qu'ils souhaitent. "Le Gouvernement n'entend pas donner de directives particulières aux points de vente de tabac nationaux" écrit-il en réponse à une question parlementaire de Mars Di Bartolomeo (LSAP). En clair, ce n'est pas au Luxembourg de limiter ses ventes mais aux fumeurs de limiter leurs achats.

Les consommateurs français qui souhaitent acheter plus que la loi ne leur permet de transporter peuvent le faire, mais ce sera à leurs risques et périls. Le ministre confirme d'ailleurs ne pas avoir d'informations concernant des contrôles systématiques par les autorités françaises aux frontières.

En cas de contrôle et de sanction pour le consommateur, celui-ci pourrait éventuellement se tourner vers la justice. En effet, la loi française n'étant pas en phase avec le droit européen, c'est ce dernier qui primerait. Reste à déterminer si le jeu en vaut la chandelle.