Des animaux non badgés qui se baladaient dangereusement dans la nature: 16 chèvres ont été enlevées à leur propriétaire dans un jardin ouvrier à la frontière franco-luxembourgeoise.

"Les chèvres ont été vues jusqu'au LIDL d'Audun-le-Tiche! Depuis des mois, elles traversaient la route en toute liberté, avec tous les risques que ça comporte..." nous explique Gautier Berera.

Ces dernières années, cet Audunois avait déjà participé à diverses missions de sauvetage d'animaux et de lutte contre les décharges illégales.  Désormais adjoint à la transition écologique et au bien-être animal dans la nouvelle municipalité (divers gauche) d'Audun-le-Tiche, il a mené ce mercredi une opération concernant un élevage illégal de chèvres.

Cet élevage se situait dans des jardins ouvriers, rue du Viaduc à Audun-le-Tiche, juste à côté de la voie de chemin de fer et de la D16 qui relient la France au Luxembourg. Or, le propriétaire des terrains (l’Etablissement public foncier de Lorraine) a confirmé ne jamais avoir donné l’autorisation d’élever des animaux sur ces jardins.

Les chèvres se baladaient dans les environs de la D16 qui relie Audun-le-Tiche à Esch-sur-Alzette... avec tous les risques que cela comporte! / © Capture d'écran / Google street view

UN ENCLOS MINUSCULE JONCHÉ D'EXCRÉMENTS

Accompagné par la police municipale et des enquêtrices de la protection animale, l'élu repère 16 chèvres qui se baladent librement dans la nature et qui dérangent d’ailleurs les occupants des autres parcelles, qui sont "obligés de les chasser plusieurs fois par semaine de leurs jardins".

Le troupeau les mène jusqu'à un enclos "minuscule, non conforme, manquant de points d'eau et jonché d’excréments", détaille Gautier Berera. Les enquêteurs découvriront également des chats errants et des poules dans un état sanitaire inquiétant, animaux qui feront aussi l'objet d'une opération de sauvetage ce vendredi.

Ils découvrent aussi que les chèvres n'étaient pas badgées, leur ancien badge leur ayant été enlevé. Ce qui veut dire qu"elles ne sont pas vaccinées et vendues sans passer par le contrôle d’un vétérinaire" explique Gautier Berera.

L'équipe fait appel à un refuge situé à Mexy et à un agriculteur local qui viennent rapidement prêter main forte pour récupérer les chèvres. Ce qui n'a pas été une mince affaire:"il nous a fallu 6 heures et quelques rodéos pour récupérer la totalité des chèvres!"sourit l'élu. Le propriétaire des chèvres, qui réside de l'autre côté de la frontière, à Esch-sur-Alzette, se serait montré coopératif lors de cette opération. Quant aux chèvres, elles sont désormais à l'abri dans le refuge et vont être prises en charge par un vétérinaire.