L'Assemblée nationale française a voté mercredi en faveur d'une réduction de certains achats de cigarettes et de tabac autorisés dans les pays voisins avant de les ramener en France.

C'est un sérieux tour de vis imposé aux fumeurs... Et une mesure qui devrait plaire aux buralistes frontaliers. Mercredi, les députés français ont voté un texte réduisant les possibilités de transport de tabac, y compris depuis un pays limitrophe. Donc du Luxembourg.

Ainsi il ne sera possible de transporter en voiture qu'une cartouche de cigarettes, contre quatre auparavant, selon un amendement qui abaisse les seuils de présomption de détention commerciale. Les transports en commun sont également visés.

Le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt a mis en avant "un objectif de santé publique" et de "soutien aux buralistes". Il s'agit aussi de "lutter contre la contrebande de tabac".

Il a souligné que durant le confinement dû au coronavirus, "la consommation chez les buralistes a varié en fonction de l'ouverture ou la fermeture des frontières". Les buralistes frontaliers "ont connu une très forte augmentation de la consommation" et "le marché noir a souffert", a renchéri le président de la commission des Finances Eric Woerth (LR).

Plusieurs députés se sont félicités de ce vote, qui va aussi rapporter un montant supérieur de taxes à l'Etat.

"On a constaté en avril entre 250 et 300 millions d’euros de rentrées fiscales supplémentaires au titre de la fiscalité du tabac – M. le ministre le confirmera peut-être. Sur douze mois, cela représente près de 3 milliards d’euros de pertes fiscales" a détaillé le député M. François-Michel Lambert.