L'Ondraf attend dans une première phase l'avis des instances ainsi que de la population belges.

L'Ondraf (Organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies) a annoncé qu'aucune réflexion n'avait été entreprise sur les différents sites où des déchets radioactifs pourraient être stockés. Cette nouvelle avait provoqué un tollé de la part des autorités luxembourgeoises car il est éventuellement question d'entreposer ces résidus près des frontières luxembourgeoises.

Il y a peu, les communes et certaines ONG ont pu envoyer leur avis respectif au gouvernement luxembourgeois ainsi qu'aux autorités belges. L'Ondraf attend donc à son tour une réaction de la part des instances belges ainsi que de la population, c'est la raison pour laquelle aucune réflexion n'est entreprise concernant un site éventuel pour le moment.

Il s'agit d'une procédure qui pourrait encore durer une dizaine d'années. Environ 13.000 mètres cubes de déchets provenant des centrales nucléaires du pays seront entreposés ces prochaines années chez nos voisins belges. Ces résidus sont provisoirement stockés à Dessel, d'autres alternatives de stockage ayant été refusées jusqu'à présent, selon l'Ondraf.

Le Syvicol (Syndicat Intercommunal des Villes et Communes Luxembourgeoises) et Greenpeace ont envoyé leur avis aux autorités belges et luxembourgeoises. Selon le syndicat luxembourgeois, un stockage éventuel près des frontières du pays aurait des répercussions sur les couches géologiques du Grand-Duché.

Selon Greenpeace, il existe une alternative au stockage géologique des déchets radioactifs, l'ONG se demande également dans quelle mesure le Luxembourg a été informé du dossier. La situation ne serait pas conforme aux conventions internationales.

Le reportage (en luxembourgeois) de RTL Télé Lëtzebuerg:

Belschen nuklearen Offall
An enger éischter Phase waart d’Ondraf op d’Avise vun den belschen Instanzen an der belscher Populatioun.