Où va-t-on pouvoir partir en vacances cet été? On vous a posé la question alors que le coronavirus est encore dans toutes les têtes.

En mai, nous avons lancé un sondage sur le site de RTL 5minutes afin de savoir quel type de vacances nos lecteurs envisagent cet été, compte tenu de la menace, encore réelle, du coronavirus et des mesures sanitaires qui accompagnent toujours le déconfinement dans les différents pays.

Sur environ 1.000 participants, vous êtes 46% à faire part de votre indécision ou à affirmer que le coronavirus vous a freiné dans votre désir de planifier des vacances. 22% d'entre vous ont décidé de les annuler ou de les décaler. Enfin, pour 21% de nos lecteurs, les vacances c'est sacré et il n'était pas envisagé de les annuler. Pour 11%, la pandémie n'a rien changé: des vacances cet été n'étaient de toute façon pas au programme.

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VACANCES MAINTENUES, NOTAMMENT AU PORTUGAL

Au moment de notre sondage, la plupart d'entre vous n'aviez pas encore pris de décision. "On attend de voir comment ça évolue" nous avez-vous répondu à plusieurs reprises. Or, la récente annonce de Luxair, qui reprend une partie de ses vols à partir du 29 mai, notamment vers Porto et Lisbonne, va peut-être changer la donne... même si les voyages ne ressembleront plus tout à fait à ceux d'avant, au moins dans un premier temps.

Dès la mi-juin, avec la reprise du service de LuxairTours, d'autres destinations seront également possibles. Cela permettra peut-être à beaucoup d'entre vous de rejoindre le Portugal comme Silvia, de Luxembourg-ville, qui compte y rejoindre ses parents qu'elle "n'a plus vu depuis cinq mois" ou Sonja, de Niederanven, qui projette de s'y rendre "depuis le mois de décembre pour y séjourner deux semaines".

M. Lopes, de Schifflange, croise les doigts depuis un bon moment: son vol pour le Portugal avec Luxair est prévu pour juillet mais il a réservé également une maison en Corse, pour le mois d'août, avec un trajet en ferry: "et l'annulation n'est plus possible." Il devrait néanmoins pouvoir rejoindre l'île de beauté au même titre que les Français: la semaine dernière, le premier ministre Edouard Philippe a en effet annoncé qu'ils pourront partir en vacances en France en juillet et août, sous réserve de "possibles restrictions très localisées".

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A ce titre, les conditions dans lesquelles les voyageurs pourront rejoindre une région française devrait être éclaircies début juin, avec notamment l'éventuelle ouverture des restaurants dans les départements verts. Voilà qui devrait permettre à Aurélie, d'Hayange, de se chercher un appartement dans le sud de la France, elle qui attendait de savoir si se déplacer à plus de 100 km de chez elle allait être possible cet été.

En France, l'aéroport d'Orly pourrait rouvrir le 26 juin si la situation sanitaire s'améliore et que le secteur y est bien préparé. En Belgique, Brussels Airlines reprendra une partie de ses opérations à partir du 15 juin prochain également.

PLUS SAGE: DANS LES PAYS VOISINS

Si certains de nos lecteurs s'accrochent à leur envie de partir en Croatie, en Tunisie, en Afrique du Sud, à Bali, aux Etats-Unis, en Italie ou à "n'importe quel endroit où il y a une plage", d'autres vont se rabattre sur des voyages moins exotiques, des randonnées ou des escapades en vélo.

Ce couple de Nommern va par exemple se balader au Luxembourg et en Belgique en camping-car "mais en fuyant les grands rassemblements". La côte belge est une destination privilégiée pour beaucoup d'entre vous et les résidences avec piscine, loin des plages fortement fréquentées, une bonne option.

M. et Mme Plier, de Reckange, iront "peut-être" en Zélande, province des Pays-Bas "magnifique et seulement à 4 heures de route du Luxembourg", au lieu du road trip prévu en avril dernier en Italie avec leur chien.

Et puis, il y a ceux qui font le chemin inverse. Vivant en Nouvelle Aquitaine, Jacques et sa femme, eux, vont ainsi "remonter au Grand Duché pour enfin revoir nos enfants". 

BEAUCOUP PLUS SAGE: DES VACANCES "EN BALCONIE"!

Pour d'autres, l'affaire est entendue: "Si c’est pour partir avec un masque, je reste ici" affirme Filomena, 52 ans, de Roodt-sur-Syre. Ce sera donc des vacances en "balconie", comme dit "Jajay", un résident de Dudelange, âgé de 43 ans. Autrement dit, du repos sur le balcon de son appartement. "Une cuvette d'eau, du sable et un ventilateur pour faire souffler le mistral!", Esch-sur-Alzette prendra l'accent marseillais pour Catherine, 55 ans.

Plutôt que de se morfondre et de regretter des vacances sous le soleil ou l'ombre d'un cocotier, certains relativisent. Christine, de Roeser, va en profiter pour "prolonger le bien-être du confinement et vivre à un rythme plus lent."

Afin de mieux supporter la chaleur, Stéphane, 51 ans, d'Ernzen, une commune proche de Larochette, va "installer une piscine dans (s)on jardin". 

"Si c'est possible, on se fera des grillades", répond Carlos. On le rassure: les barbecues dans son jardin du Limpertsberg cet été, peut-être avec Claude, un résident du sud-est du pays qui projette avec humour de "se faire cuire un oeuf!", seront bel et bien possibles! D'ailleurs, Thomas, 22 ans, les imagine déjà "avec la famille et les amis" à Luxembourg-ville.

"PAS D'AUTRES CHOIX QUE DE TRAVAILLER"

Ainsi, vous êtes plusieurs à avoir pris la décision de rester à domicile cet été et "dans la mesure du possible redécouvrir le beau pays qu'est le Luxembourg", nous dit Philippe, 60 ans, de Crauthem. Dani, 60 ans, de Luxembourg, se réservera un plus grand voyage "lorsque les hôtels auront rouvert et que les mesures de protection seront moins nécessaires." "Mieux vaut attendre l'année prochaine que de mourir", affirme Charles, 70 ans, d'Esch-sur-Alzette.

Mais certains employés du Luxembourg (et d'ailleurs) n'ont pas eu l'autorisation de leur employeur d'annuler leurs jours de congés, posés depuis le début de l'année, pour envisager des vacances en fin d'année...

D'autres ont purement et simplement tiré un trait sur des congés cet été, parfois contraints par une activité réduite et des finances en berne après la période de confinement. "Avec trois commerces fermés et aucune rentrée d'argent, je n'ai pas d'autre choix que de travailler cet été" répond Mario, 43 ans, de Dudelange. En d'autres termes, "participer à l’effort de la récupération économique..." comme le dit joliment Miguel, 34 ans, de Luxembourg-ville.

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Et puis, il y a ceux qui vont en profiter pour remplir un objectif. Choisir de ne pas partir en vacances cet été va permettre à Sofia, 33 ans, de Luxembourg, de "passer mon permis moto" pour pouvoir un jour "faire un grand tour dans les Cévennes" comme Bernard, de Niederanven. D'autres vont pouvoir entreprendre des travaux, soit à domicile, soit dans leur maison secondaire. Cris, de Hunsdorf, va plutôt en profiter pour faire un saut en parachute. De là-haut, au moins, il retrouvera un sentiment de liberté total.