Les transporteurs de marchandises déplorent peu de changements sur les sanitaires, les douches ou les restaurants.

La fédération FO Transports et Logistique, troisième chez les routiers, appelle les salariés du secteur qui travaillent dans les transports non essentiels à faire usage de leur droit de retrait à partir de lundi, dans une lettre ouverte au secrétaire d’État Jean-Baptiste Djebbari.

"Les salariés des transports et de la logistique se posent énormément de questions, mais pour la plupart sont complètement déboussolés", écrit son secrétaire général, Patrice Clos.

La fédération FO Transports et Logistique couvre les secteurs du transport routier de voyageurs et de marchandises, des transports urbains, du déménagement, des déchets, transports de fonds et transports sanitaires (ambulances...).

"Pour le transport routier de marchandises, mis à part quelques parkings rouverts par-ci, par-là, il n'y a pas beaucoup de changement sur les sanitaires, les douches, les restaurants, l'accueil des routiers chez les clients", déplore le syndicat.

"Pour les transports urbains, RATP ainsi que le transport routier de voyageurs, des choses ont été faites ou se mettent en place. Malheureusement pas dans toutes les entreprises", souligne-t-il, en particulier dans le transport routier de voyageurs interurbain.

Dans le transport sanitaire, "il y a un manque flagrant d'équipement. Pourtant les ambulanciers continuent malgré tout à faire leur boulot tous les jours. Les salariés du déchet et de l'assainissement, eux, manquent de masques", égrène-t-il.

Le syndicat évoque aussi les entrepôts logistiques, où "plusieurs sites sont contaminés par le Covid-19", tout comme pour le transport de fonds et de valeurs.

En conséquence, FO Transports et logistique appelle les salariés de ces secteurs "à appuyer sur le bouton stop pour tous ce qui concerne les transports et la logistique non essentiels", et de "se mettre en droit de retrait individuel à partir de lundi 23 mars".

Concernant le transport et la logistique essentiels, le syndicat exige que "des mesures très fortes soient prises en terme de santé, d'hygiène et de sécurité pour l'ensemble des salariés qui devront travailler", faute de quoi il les appellerait aussi à exercer leur droit de retrait.