Le bilan 2019 des accidents de la route est tombé mardi. Il fait état de 45 tués et 490 blessés sur les routes du département de la Moselle.

45 tués et 490 blessés: c'est le bilan des accidents de la route en Moselle durant l'année 2019. Un bilan que la préfecture s'est empressée de relativiser en insistant sur la baisse que cela représente par rapport à l'année précédente (-6,3%, soit 3 morts en moins). Même chose pour le nombre de blessés et d'accidents qui ont baissé respectivement de 8,2% et 2,3%.

Un bilan considéré comme positif par la préfecture de Moselle qui assure dans un communiqué que "la baisse du nombre d’accidents et de blessés amorcée en 2016 perdure en 2019".

Certaines conclusions sont tout de même inquiétantes. En effet, les statistiques dévoilées mardi révèlent qu'un quart des tués sur les routes mosellanes en 2019 étaient des piétons et que la majorité d'entre-eux avaient plus de 65 ans. On note également que des 45 personnes tuées, 9 étaient des motards pour la plupart âgés de 45 à 64 ans.

Enfin, parmi les victimes, on retrouve surtout des personnes conduisant un véhicule léger ou utilitaire: 25 tués soit 55% du total des victimes en 2019.

DE L'ALCOOL DANS 24% DES ACCIDENTS MORTELS

45 personnes sont mortes sur les routes mosellanes en 2019 mais il n'y a eu que 42 accidents mortels et dans 74% des cas, un véhicule léger était impliqué. Seulement, les causes de la mortalité sur la route ne se calculent pas aussi simplement.

Quatre conclusions ressortent des chiffres présentés par la préfecture mardi après-midi: 

  1. L'alcool était présent dans 24% des accidents mortels
  2. Une vitesse excessive a pu être relevée dans un 1 accident mortel sur 4
  3. L'inattention et les distractions ont provoqué 7 accidents mortels
  4. 8 accidents mortels étaient la conséquence d'un refus de priorité
Ce sont donc les mêmes facteurs aggravants qui ressortent du bilan des accidents sur les routes de Moselle: l'alcool, la vitesse, les distractions (téléphone etc...) et les refus de priorité. Si l'on y ajoute le fait que la majorité des accidents mortels (61,90%) sont survenus hors-agglomération, il y a de quoi s'inquiéter.