Le premier grand principe, c'est qu'il n'y a pas de règle pour fixer le salaire de son leader. Chaque parti fait comme il veut.

Et chaque parti, au sud comme au nord, a sa propre manière de calculer. Ce qui a comme conséquence que les salaires peuvent varier du simple au double.  De 6.000 euros à 12.000 euros net par mois.

Olivier Maingain, président du parti Défi jusqu'en 2019 a son idée: "Rien, c'est la tradition chez nous en tout cas", affirme-t-il. Rien de plus que le salaire d'un député. François de Smedt, nouveau président de Défi, siège au Parlement fédéral et il est d'accord de révéler le montant de son salaire: "En brut, on doit être aux alentours de 7.000, 8.000 euros et, en net, vous êtes dans les 5.000 avec des petites variations puisque, généralement, la plupart des élus reversent une partie de leur salaire ou une cotisation aux partis eux-mêmes."

Le salaire de président égale le salaire de député, c'est aussi la règle pour le patron du PTB-PVDA, le seul président parti commun pour le nord et le sud ou encore pour les Verts flamands.

Mais pour la plupart des autres formations politiques, le poste de président de parti représente une fonction beaucoup plus importante et donc s' accompagne d'un salaire plus rémunérateur. Le duo de coprésidents Ecolo gagne chacun 12.500 euros brut par mois versés intégralement par le parti, car les Verts ne cumulent pas de fonction.

Un cumul qui fait grimper les montants dans d'autres formations. Maxime Prévot au CdH est payé comme député mais aussi comme bourgmestre de Namur: 17.300 euros brut par mois.

C'est la même situation pour Paul Magnette au Parti socialiste, qui est aussi bourgmestre de Charleroi ou pour Georges-Louis Bouchez qui est sénateur et président du Mouvement Réformateur qui dépasse les 18.000 brut par mois.

Ici, ce sont les partis qui ajoutent la différence pour atteindre le salaire d'un vice-premier ministre, soit 12.000 euros/net par mois un montant qui correspond à une charge mentale significative.

Le salaire des présidents de partis reste toutefois un tabou parfois nébuleux pour certains qui préfèrent, comme à la N-VA, ne pas dévoiler les montants perçus par exemple par Bart de Wever.