En Belgique, un rapport montre qu'un tiers des patients ne comprennent pas les informations médicales délivrées par leur médecin.

Un rapport commandé par le Service public fédéral (SPF) Santé Publique est sorti le 9 janvier. Il s'intéresse à la compréhension des informations médicales par les patients. Cela s’appelle la "littératie". La littératie est la capacité d’une personne à trouver, comprendre, évaluer et assimiler les informations relatives à sa santé. L’objectif ensuite est de pouvoir, dans sa vie quotidienne, poser des choix et prendre des décisions pour maintenir ou améliorer sa santé et sa qualité de vie.

Le niveau de compréhension des infos médicales est problématique pour 30 à 45% de la population belge. Ce chiffre se situe néanmoins dans la moyenne européenne. Une mauvaise compréhension a des implications importantes pour la santé : des maladies chroniques plus fréquentes, un moindre recours aux mesures de prévention et, en fin de compte, une qualité de vie moindre et une espérance de vie plus courte. Certains pays (Australie, Autriche, Portugal, Écosse) ont des plans d’action.

Exemple de l'effort d'information à accomplir: une étude européenne sur l'asthme a révélé que 50% des patients ne prenaient pas leur traitement correctement.