Les jardins ouvriers d'Audun-le-Tiche, où vivent de nombreux animaux dans des conditions contestées, ne seront pas rasé par ArcelorMittal.

Voilà qui devrait faire bondir les associations de protection animale: les jardins ouvriers d'Audun-le-Tiche, qui devaient être restructurés et assainis, vont rester en l'état. C'est le maire de la ville, Lucien Piovano, qui l'a confié au Républicain Lorrain. ArcelorMittal, propriétaire des terrains, a fait savoir qu'il n'avait finalement pas le budget pour réaménager un site qui suscite la polémique depuis plusieurs mois. "La remise en état, les problèmes pour faire transiter les gravats, le tri, l’analyse des sols parce que leur état n’est pas connu, la dépollution… tout ça reviendrait à 500 000 €. Ils (ArcelorMittal, ndlr) ont donc décidé de ne rien faire" affirme le maire.

Ces jardins ouvriers, où nous nous sommes rendus l'été dernier, servent depuis des années à élever des centaines d'animaux de ferme, dans des conditions plus que discutables selon plusieurs défenseurs de la cause animale. Beaucoup des occupants viennent du Luxembourg et disposent gratuitement de ces terrains. Une pétition a même recueilli près de 50.000 signatures afin de sortir les animaux de ces "baraques", dans lesquels ils "agonisent". Celle-ci est adressée à la préfecture de la Moselle, au procureur, au maire d'Audun -le-Tiche et au Président de la République.

La Préfecture avait annoncé que le terrain allait "être assaini et restructuré, avec création de jardins partagés dans lesquels la détention d'animaux devrait être interdite." Les travaux auraient dû débuter en décembre dernier mais nous avons constaté, cette semaine, que ce n'était pas le cas. Et pour cause...

Maltraitance animale à la frontière (août 2019)
Vidéo: Romain Van Dyck