La police de Liège dispose désormais de deux "scancars", des véhicules équipées de caméras qui peuvent lire jusqu'à 15.000 plaques d'immatriculation par jour. Ces voitures permettront de renforcer le contrôle du stationnement en voirie.

Les deux "scancars" circulent déjà en ville mais sont actuellement en phase de paramétrage et de test. Cette période est annoncée pour 15 jours minimum. "Il s'agit de vérifier que tous les paramètres sont bien encodés et que la cartographie de toutes les places de stationnement a bien été réalisée", précise Dominique Bailly, le directeur opérationnel à la police de Liège. "En attendant, la mise en route officielle des 'scancars', un contrôle manuel a toujours lieu."

Les automobilistes qui ne seront pas en ordre et dont la plaque aura été scannée durant la période de test recevront un courrier d'avertissement, qu'il s'agisse d'un stationnement sur une place réservée aux riverains ou d'un défaut de paiement.

C'est à la suite de l'attaque survenue en mai 2018 à Liège, au cours de laquelle deux policières ont été tuées, que la ville de Liège a souhaité équiper la police locale de véhicules de contrôle automatisé du stationnement.

En effet, les deux policières ont été prises pour cible alors qu'elles effectuaient leur mission de contrôle des véhicules stationnés. Chaque véhicule est équipé de trois caméras, dont une à infrarouge qui permet de lire la plaque quels que soient le temps et la luminosité et une autre caméra donnant une vue panoramique à 360 degrés, soit 180 à l'avant et 180 à l'arrière.

Tout en roulant, la "scancar" prend quatre photos différentes de chaque véhicule. "Chaque 'scancar' est techniquement capable de scanner entre 10 et 15.000 plaques par jour", prévient le directeur opérationnel à la police de Liège. "L'objectif est bien sûr de renforcer le contrôle du stationnement en voirie tout en assurant une plus grande rotation des places dans les zones payantes et une meilleure accessibilité pour les riverains des emplacements qui leur sont réservés."

Le règlement de police relatif au stationnement et à l'utilisation des "scancars" a été voté par le conseil communal de Liège en juin 2019. Celui-ci ne prévoit pas de modification au niveau de la tarification, le paiement dans les zones à horodateurs étant toujours fixé à 0,20 euro pour la première demi-heure.

Quant au tarif appliqué pour non-alimentation de l'horodateur, il reste fixé à 40 euros la journée. La seule différence réside dans le fait que l'automobiliste devra, au moment du paiement, indiquer son numéro de plaque. Autre changement, l'infraction ne sera plus matérialisée par le placement d'un document sur le pare-brise mais le contrevenant recevra la notification à son domicile. Une tolérance de cinq minutes est prévue pour permettre aux automobilistes d'aller jusqu'à l'horodateur le plus proche pour effectuer le paiement.