Depuis le 22 novembre et jusqu'au 5 janvier, Nancy vit au rythme de la Saint-Nicolas. Cette année, la cité ducale a décidé d'inviter son voisin luxembourgeois, avec en ligne de mire l'inscription de la tradition au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco.

Incontournable à Metz ou Thionville, le Luxembourg a petit déficit de notoriété à Nancy, ville située à environ 120 kilomètres du Grand-Duché.

Après le Japon l'an passé, les organisateurs nancéiens des fêtes de la Saint-Nicolas ont décidé de faire du Luxembourg le pays invité, initiative qui aura peut-être pour effet d'atténuer ce phénomène.

D’où la présence de l’écrivain et réalisateur américain Peter Lion, venu présenter son documentaire The American St-Nick. L’histoire touchante de GIs américains qui ont ressuscité la tradition de St-Nicolas à Wiltz au Grand-Duché en 1944, après plusieurs années d’interdiction par les nazis.

Également celle d'artistes luxembourgeois, comme la fanfare Lumaband qui s'est illustrée lors du grand défilé du samedi 7 décembre devant quelque 100.000 personnes.

Le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, a honoré l’invitation du maire de Nancy, Laurent Hénart. Il s’agissait de donner plus de poids à la candidature commune pour inscrire la fête de Saint-Nicolas au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, ce que chaque pays — la France comme le Luxembourg —, a déjà fait sur le plan national.