On savait qu’il ne fallait pas compter sur Xavier Bettel pour “payer les décorations de Noël de la ville de Metz”. Ce qui n'a pas empêché ce dernier d'honorer une invitation aux Fêtes de la Saint-Nicolas à Nancy samedi, tout en réaffirmant qu'il n'y aurait pas de rétrocession fiscale du Grand-Duché pour les communes frontalières.

Il y a toujours la discothèque, là, sur la place?”. Xavier Bettel était en terrain connu samedi à Nancy, lui qui a fait des études de droit à la Faculté de la cité ducale. Invité dans le cadre des fêtes de la Saint-Nicolas, le Premier ministre luxembourgeois s’est affiché aux côtés du maire de Nancy, Laurent Hénart, en tant qu'ami et partenaire. Le Grand-Duché a d’ailleurs rejoint l’initiative française d’inscrire la tradition de la Saint-Nicolas au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Le chef de gouvernement en a profité pour préciser qu'il n'y aurait pas de jour férié au Luxembourg pour la fête de la Saint-Nicolas en dépit d'une pétition en ce sens.

Mais lorsqu’il s’agit d’évoquer la coopération fiscale, Xavier Bettel est moins fraternel. Il avoue avoir été “provocateur” en répondant au maire de Metz, qui aimerait que le Luxembourg reverse à la France une partie des impôts prélevés sur les salaires des frontaliers, par l’ironie autour des décorations de Noël. “Dominique Gros est quelqu’un que j’apprécie beaucoup. Mais je veux privilégier le codéveloppement, des projets autour du transport, des infrastructures.

Dans quelques mois, vous avez des élections municipales en France, poursuit le Premier ministre luxembourgeois. Les maires s’excitent et se disent qu’il faut trouver un responsable aux problèmes. Dans quelques mois, ça se calmera et je suis sûr qu’on retrouvera des bases sereines pour des solutions pragmatiques.

Après cette tirade digne du Père Fouettard, Xavier Bettel a vite retrouvé le sourire en prenant part aux festivités au milieu des 100.000 personnes qui ont assisté au défilé.