Mercure, qui vu de la terre ne paraîtra pas plus gros qu'une petite bille, même à travers un instrument grossissant, traversera le soleil de 13h35 à 19h04.

"Avec des instruments adaptés à l'observation du Soleil, nous allons pouvoir agrandir le disque du soleil et voir un petit disque noir se déplacer d'un bord à l'autre de notre étoile", souligne à l'AFP Florent Deleflie, de l'Observatoire de Paris."A l'oeil nu ou à travers des lunettes d'éclipse, on ne verra rien. Mercure est trop petit", précise l'astronome.

L'est de l'Amérique du Nord, l'Amérique du Sud, le sud du Groenland et l'extrême ouest de l'Afrique verront l'intégralité du spectacle. Le reste de l'Amérique du Nord, de l'Afrique et l'Europe, n'en verront qu'une partie. "Les observateurs de l'Asie de l'Est, de l'Asie du Sud et du Sud-Est et de l'Australie ne pourront pas voir le transit", précise la Royal Astronomical Society de Londres.

La planète qui tourne le plus près du Soleil

Mercure est la planète qui tourne le plus près du Soleil. Il y fait extrêmement chaud le jour (430°C) et très froid la nuit (- 180°C).

Elle présente un aspect similaire à celui de la Lune: elle est constellée de cratères d'impacts causés par la chute de météorites et d'astéroïdes. Le satellite BepiColombo est en route pour rejoindre Mercure et y réaliser une série d'études.

Les astronomes rappellent qu'il ne faut pas regarder le Soleil à l'oeil nu, sans protection spéciale, "sous peine de courir des risques de lésions oculaires graves". "Lundi comme tous les autres jours", insiste Florent Deleflie qui conseille de se rapprocher des structures locales organisant des observations.

Reste à espérer que la météo sera favorable car le phénomène ne se produit que 13/14 fois par siècle et le prochaine passage sera qu'en 2032.