Dominique Gros demande une répartition équitable de l'impôt dans les zones transfrontalières et dénonce la situation actuelle "injuste et inéquitable". Découvrez son interview en vidéo.

Le maire de Metz est toujours en première ligne pour demander au Luxembourg la redistribution d’une partie de l’impôt sur le revenu des frontaliers. Pour lui la relation économique avec le Grand-Duché est à sens unique. Le Luxembourg ne répartit pas les recettes des impôts et laisse à la charge des territoires frontaliers 50% de sa main d’œuvre productive.

Il dénonce en vrac la fiscalité, le coût de la formation, des soins mais aussi de la prise en charge des chômeurs. Les règles européennes actuelles prévoient en effet qu’un travailleur frontalier cotise dans l’État où il travaille. En revanche s’il se retrouve au chômage, la charge de son indemnisation revient à son État de résidence. Une situation qui coûte plus de 700 millions d’euros à la France chaque année.

La semaine dernière, le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe a adopté une résolution visant la "répartition équitable de l’impôt dans les zones transfrontalières". Une résolution qui propose le reversement d’un pourcentage du salaire brut des travailleurs frontaliers perçu dans le pays d’emploi au pays de résidence. A l'exemple de ce qui se fait déjà entre le canton de Genève et la France. Mais le sujet provoque des tensions entre le Luxembourg et les pays voisins. Le Grand-duché refuse de mettre la main à la poche. Xavier Bettel a réaffirmé mardi que le Luxembourg préfère investir dans des infrastructures transfrontalières utiles aux frontaliers et aux Luxembourgeois plutôt que de verser une compensation fiscale aux pays voisins.