"Il y a beaucoup d'inquiétudes pour les travailleurs"

"Nous avons découvert hier que Nethys a vendu 50% + 1 part des actions de VOO à un fonds d'investissement. Il s'agit du fond américain Providence qui devient donc actionnaire majoritaire du télé distributeur, explique Claire Sadzot dans le RTL INFO 13h. Cette information est une véritable surprise, d'autant que nous apprenons que l'offre a été signée le 24 mai dernier et tenu secrète jusqu'ici. Cette date n'est peut-être pas un hasard parce que dès le 28 mai, Nethys aurait été obligé de demander son accord à la maison mère Enodia. Enodia qui prétend ne pas avoir été consultée sur la question. C'est peut-être la raison pour laquelle se tient en ce moment un conseil d'administration extraordinaire. En tout cas, il y a beaucoup de questions qui se posent par rapport à ce dossier. S'agit-il d'une manœuvre de Stéphane Moreau pour rester à la tête de Nethys ? La Province de Liège et les communes qui sont actionnaires vont-elles bénéficier de cette vente ? Et puis, il y a beaucoup d'inquiétudes pour les travailleurs de VOO."

"Un fond d'investissement américain, la seule chose qui les intéressera, c'est combien ça leur rapporte, réagit Christine Planus, déléguée principale CGSP - Tecteo. On le sait. Les travailleurs sont la marge la plus facile à déplacer et pour faire des économies. Ce sera le cas. J'en suis persuadée maintenant."

Clôture de l'opération cet automne ?

Voo SA (anciennement connue sous le nom de Newco 2) est une filiale de Nethys dans laquelle sont logés ses actifs télécoms, de télédistribution, la société Be TV et les call-centers. La clôture de l'opération est prévue pour cet automne. La date du 24 octobre est citée. Mais la conclusion du deal est soumise à une condition suspensive majeure: que les actionnaires wallons et bruxellois du télédistributeur Brutélé, partenaire de Nethys au sein de Voo, acceptent de céder leurs parts à Enodia (ex-Publifin), la maison mère de Nethys. La cession de Brutélé devra au préalable être avalisée par les six communes bruxelloises et les communes de la région de Charleroi qui en sont les actionnaires. Le timing est serré.