Le coût de la nouvelle crise politique en Belgique pourrait être gigantesque, écrivent nos confrères belges.

Depuis les élections législatives du 26 mai, le royaume n’a pas de gouvernement fédéral. "Cela fait 100 jours que nous avons voté, et donc que nous n'avons pas de gouvernement. Ni au fédéral, ni en Wallonie, ni à la Fédération Wallonie-Bruxelles. En réalité, pour le fédéral, cela fait 100 jours depuis les élections. Mais au total, 256 jours que nous fonctionnons avec un gouvernement démissionnaire" écrivent nos confrères de RTL.be.

Si le navire Belgique continue à voguer sans capitaine et sans équipage, cela risque de coûter cher au pays.

AMENDE SALÉE

En effet, sans gouvernement, personne pour redresser les comptes du pays. Or, les comptes d'un Etat, c'est comme une entreprise, ça fluctue, en fonction des recettes, des dépenses, des imprévus.

Le budget belge est en train de dévier de sa trajectoire, sérieusement. 8 milliards d'euros de déficit, à combler, en principe d'ici octobre. Pour respecter nos engagements européens. S'il n'y a pas de gouvernement qui tranche, la promesse est envolée. Et dans le pire des scénarios, peut aller jusqu'à infliger une sanction à la Belgique. Une amende, qui varie de 900 millions d'euros, à plus de 2 milliards.

CRISE DE CONFIANCE

La crise peut coûter cher, aussi. Parce que les acteurs économiques se méfient des pays instables. Les acteurs économiques, ce sont les banquiers qui prêtent de l'argent à notre pays. S'ils se méfient, les taux d'emprunt que la Belgique paye pour sa dette vont remonter.

Méfiance dans les entreprises, qui risquent d'hésiter avant d'investir. Et puis les ménages, qui consomment moins, quand ils ont moins confiance. Avec à la clé, un ralentissement de notre croissance. Et moins de richesses dans le pays.

Selon l'économiste Bruno Colmant, le chaos politique peut ainsi coûter plus de 700 millions d'euros à notre pays, sur une année. C'est 2 millions d'euros par jour de crise.