En temps normal, c'est l'eau de la Moselle qui est utilisée pour refroidir les réacteurs, mais pas le mois dernier.

Les records de chaleur atteints au mois de juillet n'ont pas seulement impacté la consommation en eau des habitants du Luxembourg, ils ont également eu des conséquences à Cattenom, juste de l'autre côté de la frontière franco-luxembourgeoise.

Le réchauffement de l'eau de la Moselle s'est fait ressentir dans la centrale nucléaire de Cattenom. Un maximum de 26,4 degrés a été mesuré au mois de juillet à Palzem, un village situé à la frontière entre l'Allemagne et le Luxembourg.

Une question parlementaire du LSAP à la ministre de l'Environnement voulait obtenir des informations concernant l'impact du réchauffement de l'eau de la Moselle sur le bon fonctionnement de la centrale en France.

La réponse est récemment tombée et l'on peut y lire que le problème ne réside pas dans l'eau qui rentre dans la centrale, mais bien celle qui en ressort. C'est l'eau utilisée pour le refroidissement des réacteurs qui présente une température plus élevée que la moyenne et qui a donc des conséquences écologiques dans la biodiversité de la Moselle.

D'après une autorisation datant de 2004, une eau pompée à moins de 28 degrés doit ressortir à une température en dessous de cette même limite. Une eau rentrant à 26,4 degrés peut donc être rejetée dans la Moselle à 27,9 degrés. C'est seulement en dépassant la limite des 30 degrés que l'eau de refroidissement ne peut plus être réinjectée dans la Moselle.

Selon les propos de la ministre de l'Environnement, les responsables de la centrale n'auraient pas utilisé d'eau de la Moselle en juillet par mesure de précaution. C'est au lac du Mirgenbach, qui se situe juste à côté de la centrale, que l'eau a été pompée pour refroidir les réacteurs.

En outre, seules les unités 2 et 4 étaient alors en service, une activité réduite qui nécessite une moindre quantité d'eau de refroidissement.