Un psychiatre de Moselle, qui avait assigné Google pour obtenir la suppression de la fiche de son cabinet et des commentaires négatifs, a été débouté mardi par la première chambre civile du tribunal de grande instance de Metz.

Le psychiatre avait sollicité Google, à plusieurs reprises à partir du mois de  janvier, pour obtenir la suppression de la fiche "Google my business" de son cabinet messin référencée sur le moteur de recherches et la fermeture des commentaires publics, ce que la société avait refusé.

Des utilisateurs avaient déposé des remarques critiquant, entre autres, son attitude et le tarif de ses consultations.

Le médecin avait assigné en référé la société Google LLC devant la première chambre civile, estimant que la publication de la fiche de son cabinet constituait "un trouble manifestement illicite".

N'ayant pas, selon lui, "consenti à la création de cette fiche" et jugeant les commentaires négatifs "diffamatoires", il sollicitait aussi la levée de l'anonymat des auteurs des critiques négatives afin de s'assurer qu'il s'agissait bien de patients et de pouvoir leur répondre.

Lors de l'audience, le 11 juin, Google LLC avait soulevé l'intérêt légitime d'information du consommateur et la liberté d'expression.

Les demandes du psychiatre ont été rejetées, est-il détaillé dans la décision de la première chambre civile consultée par l'AFP. Le médecin a en outre été condamné à verser 2.000 euros à Google LLC au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

L'Ordre des médecins de Moselle, qui soutenait l'action en justice du psychiatre, estimant que le système de notation mis en place par Google pouvait porter atteinte aux professionnels de santé, a aussi été débouté.