Durant la période estivale, les douaniers sont très occupés. Les aéroports sont bondés et dans le même temps, il faut contrôler les automobilistes, en particulier ceux qui n'ont pas payé leurs amendes pénales.

Nous nous sommes rendus à Basècles, dans le Hainaut, pour mieux nous rendre compte de la situation.

Une brigade mobile y opérait lors de notre visite, avec notamment un véhicule qui analyse les plaques d'immatriculation et repère les propriétaires en défaut de paiement d'une amende pénale.

"On contrôle les papiers de bord, le gasoil, les amendes pénales, les marchandises quand ce sont des camionnette", nous a expliqué Alain.

Une voiture passe et la procédure d'alerte se met en place. "Il y a trois amendes pénales non payées, pour un montant total de 3.000€. Ma collègue va voir si la conductrice peut les payer". Mais elle n'est pas la propriétaire du véhicule, prend peur et s'énerve. "La conductrice est à pied. On viendra probablement la chercher. La voiture va être enlevée d'ici une demi-heure, elle sera chez le dépanneur en attendant des nouvelles, ou pas, de madame".

Beaucoup de travail, donc, mais des conditions qui se dégradent. Les douaniers ont déposé un préavis de grève pour septembre. Ils dénoncent un manque de formation et d'effectif, surtout en vue du Brexit (les marchandises en provenance d'Angleterre ne seront théoriquement plus en libre circulation).

Ils s'inquiètent aussi de la fermeture de 8 bureaux de douane dans les deux ans. Le personnel sera transféré mais certains devront faire 100 km de plus pour rejoindre leur lieu de travail.