Testée sur le secteur frontalier de l'A31 depuis près de deux ans, la régulation dynamique de la vitesse est encore peu respectée par les usagers.

De 110 à 90 voire 70 km/h, la vitesse n'est pas fixe sur l'A31 entre le secteur de Thionville à la frontière luxembourgeoise.

Depuis sa mise en service fin 2017, la régulation dynamique de la vitesse a pour but de limiter l'importance des bouchons. En abaissant la vitesse, donc en rendant la conduite moins nerveuse sur l'autoroute, et en obligeant les véhicules à arriver moins vite sur un secteur congestionné.

Dans la théorie, le système est séduisant. Et en pratique, il a permis de limiter l'apparition des bouchons, de réduire le temps de parcours entre Richemont et la frontière, de faire baisser l'accidentologie et de mieux répartir les véhicules sur les deux voies. Malgré tout, la DIR Est regrette que son système soit encore peu respecté.

C'est simple: sur l'A31, dans le sens Nancy-Luxembourg, quand les panneaux indiquent 70 km/h, une vitesse très basse (donc psychologiquement difficile à respecter pour les usagers) mais obligatoire, la majorité des automobilistes choisissent l'excès de vitesse. Pour la moitié d'entre eux, le tronçon est parcouru à au moins 20 km/h au-dessus de cette vitesse limite.

"C'est clairement un point sur lequel nous devons communiquer et faire de la pédagogie", explique Antoine Vogrig, le directeur interdépartemental des routes de l'Est.
Surtout, le directeur dit comprendre les difficultés des automobilistes à respecter le dispositif, en particulier quand "l'environnement direct ne laisse pas penser qu'il faut ralentir". C'est un peu le paradoxe du "je" et du "nous". "Je dois rouler moins vite pour que nous puissions tous arriver plus rapidement." Faute de troisième voie et avec la hausse croissante du trafic en direction du Luxembourg, les frontaliers vont devoir conduire "collectif" s'ils ne veulent pas encore voir leurs conditions de circulation se dégrader.