Après un week-end de violence à Longwy et à Longlaville, les autorités se sont réunies mardi après-midi pour faire le point.

Une personne aspergée d’essence, des tibias fracturés, une quinzaine de voitures incendiées: telles sont les conséquences du week-end de violence qu’ont connu les communes de Longwy et de Longlaville.

Depuis, les théories sur l’origine de ces violences n’ont pas cessé d’affluer sur les réseaux sociaux. Un règlement de compte sur fond de trafic de drogue, des affrontements entre deux gangs, une bagarre opposant deux quartiers.

Des théories qui ont été réfutées par les autorités meurthe-et-mosellanes mardi après-midi lors d’un point presse qui a eu lieu à la Communauté d’Agglomération de Longwy. Une simple bagarre entre deux familles aurait donc déclenché des violences "comme on en avait jamais vu" a déploré le maire de Mont-Saint-Martin.

Les autorités ont également confirmé le lien entre les faits survenus dans la nuit de samedi à dimanche et les véhicules incendiés à Longwy et Longlaville le lendemain. "Des représailles" a admis mardi le commissaire de Longwy, Jean-Baptiste Leheup.

Des événements qui ont donné lieu à quatre interpellations lundi. Quatre individus qui ont été pris en flagrant délit alors qu’ils incendiaient des voitures dans le quartier de Gouraincourt. Ils ont été placés en détention provisoire en attendant le verdict du juge des libertés. "On veut absolument éviter qu’ils soient relâchés" a insisté le commissaire.

Pour ce qui est de la victime aspergée d’essence dans la nuit de samedi à dimanche, "son pronostic vital n’est plus engagé" a affirmé la Vice-Procureure.  Et les charges qui avaient initialement été présentées comme une tentative d’homicide ont été "disqualifiées" et ramenées à des faits de violences aggravées.

"Les auteurs auront à répondre de leurs actes très bientôt" a assuré Catherine Breitling en ajoutant "il est hautement probable que l’on identifie le suspect" responsable de l’attaque à l’essence.

En ce qui concerne les deux quartiers concernés par ces violences, ils resteront sous surveillance jusqu’à nouvel ordre. Les effectifs de police seront renforcés "tant qu’on en aura besoin" a assuré le Commissaire Leheup.