Nos journalistes Olivia François et Damien Loumaye se sont rendus à Marche-en-Famenne en Province de Luxembourg ce jeudi matin.

Ils y ont rencontré des Français d'Angers venus présenter leur produit: une peinture à l'eau blanche qu'ils doivent poser sur neuf lignes. L'enjeu: une homologation et, si tout se passe bien, une future utilisation sur les routes et autoroutes belges.

"C'est un vrai examen qui se déroule sur une année complète", confirme David Veyrat, ingénieur Recherches et Développement chez Oré Peinture, au micro de nos journalistes. "Aujourd'hui, on applique. Donc pour nous, c'est la grosse journée. Et après il y a une ou deux campagnes de mesures qui sont effectuées au cours de l'année prochaine pour valider la qualité de la peinture".

Ce jeudi, six fabricants participent à cette épreuve de certification. Des sociétés belges, néerlandaises, françaises ou encore danoises.

Strictes conditions...

Peintures à l'eau ou au solvant, enduits à chaud ou à froid, marquage préformé: chacun son système mais il y a des conditions à remplir: "On va vérifier si les dosages appliqués d'une ligne à l'autre sont constants et dans deux semaines on reviendra vérifier les performances des produits de marquage routier, c'est-à-dire, la visibilité de jour des marquages, la visibilité de nuit, la couleur des marquages ou encore leur rugosité, voir que ce ne soit pas glissant", indique Gauthier Michaux, responsable du SPW Mobilité et Infrastructures pour le projet.

... et raisons environnementales

De nouveaux tests seront encore effectués dans un an puis dans deux ans pour vérifier la qualité de ces marquages dans le temps.

Gauthier Michaux précise: "En Wallonie, on sera particulièrement attentif à deux types de produit: les enduits à chaud sont fortement utilisés sur les voiries principales de la Région wallonne et dans le futur, ce qu'il y a aussi, c'est qu'on a décidé de limiter l'utilisation de peintures à des peintures à l'eau uniquement pour raisons environnementales".

Ces tests ont lieu chaque année en présence d'ingénieurs et de contrôleurs wallons et flamands car les peintures et enduits retenus aujourd'hui sont ceux qui orneront les routes des trois Régions demain.