Lors d'une conférence à Arlon, Corinne Cahen, la ministre de la Grande-Région, a confirmé la ligne luxembourgeoise: pas de rétrocession fiscale.

Plusieurs maires de communes frontalières se sont mobilisés pour demander une compensation fiscale de la part du Luxembourg face au nombre croissant de frontaliers qui y résident.

Ils demande de pouvoir bénéficier des mêmes avantages que les communes belges qui profitent d'une rétrocession annuelle de 30 millions d'euros, ce qui représente 14% du budget d'une ville comme Arlon comme l'a souligné son bourgmestre Vincent Magnus auprès de Paperjam.

Le Grand-Duché s'est toujours montré hostile à cette idée, plusieurs fois balayée par le Premier ministre Xavier Bettel, qui avait par exemple dit que le Luxembourg ne voulait pas "payer les décorations de Noël" des communes frontalières.

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Cette semaine, la ministre de la Grande-Région était à Arlon pour présenter le programme de coalition. Citée par nos confrères, elle a confirmé la ligne du gouvernement luxembourgeois qui préfère "investir dans des infrastructures, dans les deux pays, qui seront utiles pour les frontaliers et les Luxembourgeois: parkings d’accueil, réseau ferroviaire, autres infrastructures..." Ce sera le cas par exemple avec le cofinancement de parkings relais à Thionville et Longwy.

Elle a finalement martelé que les frontaliers apportent déjà une plus-value dans leur commune de résidence grâce à un pouvoir d’achat plus élevé que la moyenne.