Il s'agit d'une réplique du Grand Vaisseau de Versailles de Louis XIV.

Soulevé délicatement par une grue, un bateau de 14 mètres de long s’apprête à être mise à l’eau après 16 mois de construction, sous le regard ébahi de plusieurs personnes. "Ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de voir un truc comme ça. C'est vraiment exceptionnel. Je trouve que c'est une idée qui sort vraiment du commun et le fait de voir le projet aboutir, comme dans l'eau... On est sans voix", dit Thierry Damsten, du collectif d'entrepreneurs mécènes.

Et, comme le veut la tradition, le bateau est baptisé à quai. Sur la coque, champagne et bière pour saluer son départ. Le parrain est un descendant de robert Surcouf, qu’on surnommait "le roi des corsaires sous Napoléon 1er". Alors, pour lui, ce matin c’est tout un symbole.

"En tant que descendant de marin, j'ai du sang de corsaire qui coule dans mes veines. Et donc je ne suis pas du tout insensible à cette opération", explique Erick Surcouf, arrière arrière arrière petit neveu de Robert Surcouf.

La licorne est une réplique exacte du vaisseau de Versailles construit par Colbert pour Louis XIV il y a 350 ans.

C’est le président de l’atelier marin à Anderlecht qui a eu l’idée de créer ce projet un peu fou. "Notre président visitait un jour le musée de la marine à Paris et il a vu une figure de proue qui était une licorne. Eh bien, bien évidemment, ca parle à tout bon Belge bien sûr. Mais ce n'est pas la licorne du capitaine Haddock, c'est le grand vaisseau de Versailles", raconte Philippe Schwarzenberger, co-fondateur de l'atelier Marin.

Durant une partie de la journée l’équipage, composé d’une dizaine de personnes, réalise des tests d’étanchéité.

Le bateau école est destiné notamment à faire voyager des jeunes issus de milieu défavorisé, avec la perspective de rejoindre le grand canal de Versailles l’année prochaine.