Un Belge se porte candidat.

En 2010, une tour gothique de 17 mètres de haut prenait place sur le toit du palais des Beaux-Arts de Bruxelles. L’artiste à l’origine de cette création est belge et s’appelle Wim Delvoye. Aujourd’hui, il souhaite participer au concours international pour reconstruire la flèche de Notre-Dame de Paris. "Ce sera à peu près la même chose mais je voudrais employer de nouvelles techniques", nous explique-t-il.

Wim Delvoye ne sera cependant pas le seul à participer à ce concours international. Sur les réseaux sociaux, des propositions ont déjà fait leur apparition. À Dijon, un cabinet d'architectes travaille déjà sur de premiers dessins. Un toit tout en verre accessible au public, un plancher vitré ouvert sur la cathédrale... Les architectes regorgent d'idées innovantes. "On propose de pouvoir déambuler dans cet espace merveilleux et de refaire quelque chose avec les techniques d'aujourd'hui. On pourrait peut-être employer l'acier et des matériaux comme le verre, le cuivre et le bronze", indique l'architecte Paul Godart.

"Il ne faut pas craindre les débats et les discussions"

Construire une flèche moderne ou la reproduire à l’identique avec des techniques à la pointe ? C’est là tout le débat qui passionne la France. Entre modernité et histoire: c’est le défi auquel avait participé Jack Lang, ancien ministre de la culture lors de la création de la Pyramide du Louvre.

"Pour la Pyramide du Louvre, nous n'étions pas contents du verre qui nous avait été proposé car ce verre comportait des reflets. Donc on a cherché et on a trouvé en Allemagne un verre totalement transparent. Je pense qu'il ne faut pas craindre les débats et les discussions", éclaire l'ancien ministre français.

Le concours sera très encadré avec un cahier des charges précis. La première flèche a été dégradée après la Révolution française. La deuxième s’est effondrée à la suite de l’incendie. La troisième existera et c’est la seule certitude...