L'ASBL belge "Solidarité Femmes" révèle que près de huit femmes sur dix victimes de violences conjugales en subissent encore après la séparation.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, rompre ne met pas fin au calvaire pour certaines femmes victimes de violences conjugales. D'après l'association "Solidarité Femmes", 79% des victimes subissent toujours des violences après avoir quitté leur partenaire.

"Il s'agit d'une représentation encore souvent véhiculée par les professionnels de la police, de la justice", constate la criminologue Emmanuelle Melan dans la presse belge. "Pour un homme violent, voir qu'il perd son emprise sur l'autre, c'est la vexation ultime. Toutes les études démontrent qu'il y a, à ce moment-là, un risque accru de passage à l'acte violent."

Neuf fois sur dix, le harcèlement survient au moment de la rupture, est quasi-permanent, et peut durer voire s'intensifier. Et les cas de conjoints peu collaboratifs sont estimés à 80%. Ces derniers adoptent principalement une de ces quatre stratégies:

  • menace de faire perdre la garde des enfants
  • fausses allégations
  • utilisation de l'enfant pour contrôler et piéger la mère
  • alliance avec l'enfant contre la mère